Pourquoi acheter une maison de vacances en 2026 ?
L’achat d’une maison de vacances représente un projet qui combine plaisir personnel et opportunité d’investissement. Que vous envisagiez l’acquisition d’une cabane dans les arbres, d’un gîte rural, d’une tiny house ou d’un éco-lodge, ce type d’investissement nécessite une réflexion approfondie sur les aspects comptables, fiscaux et juridiques.
En 2025, le contexte réglementaire a profondément évolué avec l’entrée en vigueur de la loi du 19 novembre 2024 visant à renforcer la régulation des meublés de tourisme. Ces nouvelles dispositions modifient substantiellement la fiscalité applicable et imposent de nouvelles obligations déclaratives qu’il est essentiel de maîtriser avant de se lancer dans un projet d’achat.
Quels sont les objectifs d’un investissement dans une maison de vacances ?
Avant d’acheter, il convient de clarifier vos objectifs. Deux stratégies principales s’offrent à vous :
L’usage personnel majoritaire : vous souhaitez disposer d’un lieu de villégiature pour votre famille, avec la possibilité de générer des revenus complémentaires en louant le bien durant les périodes où vous ne l’occupez pas. Cette approche concerne typiquement votre résidence secondaire louée occasionnellement.
L’investissement locatif touristique : votre priorité est la rentabilité locative, le bien étant destiné principalement à la location meublée de tourisme. Vous pourrez l’occuper ponctuellement, mais l’objectif premier reste la génération de revenus locatifs.
Cette distinction est fondamentale car elle détermine le régime fiscal applicable et les obligations réglementaires à respecter. Par exemple, Sophie, gérante d’une start-up parisienne, a acquis une ancienne bergerie rénovée dans le Lubéron qu’elle occupe trois semaines par an et loue le reste du temps. Son bien est traité fiscalement comme un meublé de tourisme, tandis que sa cousine Marie, qui possède un chalet à Chamonix qu’elle loue moins de 90 jours par an, bénéficie du régime applicable aux résidences principales louées occasionnellement.
Comment choisir le bon statut juridique pour votre maison de vacances ?
Faut-il acheter en nom propre ou créer une société ?
Le choix du statut juridique constitue une décision structurante qui impacte votre fiscalité, votre protection patrimoniale et votre gestion comptable.
L’achat en nom propre reste la solution la plus courante pour une maison de vacances. Cette formule présente plusieurs avantages : simplicité administrative, absence de formalités de création d’entreprise, et possibilité de bénéficier des régimes fiscaux simplifiés comme le micro-BIC. Toutefois, cette solution expose votre patrimoine personnel en cas de difficultés, puisqu’il n’existe aucune séparation juridique entre vos biens personnels et votre activité de location.
La création d’une société civile immobilière (SCI) peut s’avérer pertinente dans plusieurs situations : acquisition à plusieurs (famille, amis), transmission patrimoniale facilitée, ou optimisation fiscale sur le long terme. La SCI permet de détenir le bien immobilier dans un cadre juridique distinct tout en conservant une certaine souplesse de gestion. Attention cependant, une SCI soumise à l’impôt sur le revenu ne peut pas bénéficier du régime micro-BIC, ce qui implique nécessairement une comptabilité au régime réel.
L’acquisition via une société commerciale (SARL, SAS) est généralement réservée aux projets d’envergure ou aux investisseurs professionnels exploitant plusieurs biens. Cette structure offre une protection patrimoniale optimale mais engendre des obligations comptables et fiscales plus lourdes.
Quelle forme juridique pour quel projet ?
Prenons l’exemple de Julien et Claire, couple de trentenaires ayant hérité d’un terrain familial en Dordogne. Ils souhaitent y construire trois tiny houses pour les louer en meublé touristique. Après analyse avec leur expert-comptable du cabinet NeoGest, ils ont opté pour une SARL de famille, qui leur permet de bénéficier de la transparence fiscale (imposition à l’IR) tout en protégeant leur patrimoine personnel et en structurant professionnellement leur activité dès le départ.
À l’inverse, Marc, cadre commercial qui achète une ancienne école transformée en gîte pour compléter ses revenus salariaux, a préféré l’achat en nom propre, solution plus adaptée à son projet mono-bien et à sa volonté de simplicité administrative.
Quelle fiscalité s’applique à votre maison de vacances en 2025 ?
Comment fonctionne le nouveau régime fiscal des meublés de tourisme ?
La loi de finances pour 2024 et la loi du 19 novembre 2024 ont profondément remanié la fiscalité des meublés de tourisme. Ces modifications visent à décourager la transformation massive de logements en locations touristiques et à préserver le parc locatif résidentiel.
Pour les meublés de tourisme non classés, le régime fiscal a été substantiellement durci. À partir des revenus perçus en 2025 :
- L’abattement forfaitaire est réduit de 50% à 30%
- Le plafond de chiffre d’affaires pour bénéficier du micro-BIC est abaissé de 77 700€ à 15 000€
Ces meublés non classés sont désormais totalement alignés sur le régime micro-foncier applicable aux locations nues, supprimant ainsi l’avantage fiscal qui existait historiquement.
Pour les meublés de tourisme classés (ayant obtenu un classement de 1 à 5 étoiles auprès d’Atout France), un avantage fiscal subsiste, bien que réduit :
- L’abattement forfaitaire passe de 71% à 50%
- Le plafond de chiffre d’affaires diminue de 188 700€ à 77 700€
Cette distinction crée un différentiel fiscal important qui incite fortement au classement des hébergements touristiques.
Stratégie 2026 : Sécuriser votre Investissement
Les 4 leviers pour contrer le durcissement fiscal et réglementaire
Le Classement
Obtenir le label "Meublé de Tourisme" pour maintenir l'abattement de 50% et une taxe de séjour forfaitaire avantageuse.
L'Option pour le Réel
Sortir du Micro-BIC pour déduire amortissements, intérêts et travaux. Souvent l'option la plus rentable dès 15k€ de recettes.
La Conformité
Vérifier les numéros d'enregistrement et les règlements de copropriété pour éviter les amendes civiles massives.
Récupération TVA
Proposer 3 services sur 4 (petit-déjeuner, nettoyage, linge, accueil) pour récupérer la TVA sur votre acquisition immobilière.
Faut-il opter pour le régime réel plutôt que le micro-BIC ?
Si vos recettes dépassent les seuils du micro-BIC ou si vous souhaitez optimiser votre fiscalité, le passage au régime réel d’imposition devient pertinent. Ce régime permet de déduire l’ensemble de vos charges réelles (intérêts d’emprunt, travaux, assurances, charges de copropriété, frais de gestion, etc.) ainsi que l’amortissement du bien et du mobilier.
Exemple concret : Nathalie a acheté un ancien moulin à eau transformé en éco-lodge pour 350 000€. Ses recettes locatives annuelles s’élèvent à 45 000€. En micro-BIC (meublé classé), elle bénéficierait d’un abattement de 50%, soit 22 500€ de revenus imposables.
Au régime réel, ses charges se décomposent ainsi :
- Intérêts d’emprunt : 8 000€
- Taxe foncière : 2 500€
- Assurances : 1 200€
- Charges d’entretien : 3 500€
- Amortissement du bien : 10 000€
- Amortissement du mobilier : 2 800€
- Frais de comptabilité : 1 500€
- Charges diverses : 2 000€
Total des charges déductibles : 31 500€, ramenant son bénéfice imposable à 13 500€, soit une économie fiscale substantielle par rapport au micro-BIC.
L’option pour le régime réel nécessite cependant une comptabilité rigoureuse et l’intervention d’un expert-comptable spécialisé. Cette option est irrévocable pendant deux ans et se reconduit tacitement.
Quelles sont les obligations réglementaires avant l’achat ?
Devez-vous vérifier les règles d’urbanisme de la commune ?
Avant tout achat, la vérification des règles locales d’urbanisme constitue une étape incontournable. Depuis la loi du 19 novembre 2024, les communes disposent d’outils renforcés pour réguler les meublés de tourisme.
Le changement d’usage : dans les zones tendues (communes appliquant la taxe sur les logements vacants), transformer un logement en meublé de tourisme nécessite une autorisation de changement d’usage. Cette procédure, désormais étendue par la loi de 2024, peut être requise même pour des meublés neufs dans certaines communes. L’absence d’autorisation expose à une amende pouvant atteindre 50 000€.
Les quotas de meublés : certaines communes peuvent désormais fixer un nombre maximal d’autorisations de changement d’usage délivrées chaque année. Cela signifie que même si votre projet respecte toutes les conditions, vous pourriez ne pas obtenir d’autorisation si le quota est atteint.
Les zones de préservation : le Plan Local d’Urbanisme peut désormais déterminer des zones où les constructions nouvelles devront être exclusivement destinées à l’habitation principale. Cette disposition peut rendre impossible l’exploitation en meublé touristique d’un bien neuf dans ces secteurs.
Illustration pratique : Thomas souhaitait acquérir un appartement à Lyon pour le transformer en loft touristique. Lors de ses vérifications préalables auprès du service urbanisme de la mairie, il a découvert que le quartier était soumis au changement d’usage avec compensation (obligation de transformer un local commercial en habitation pour chaque logement converti en meublé). Cette contrainte, qu’il ne pouvait pas satisfaire, l’a conduit à renoncer à ce projet pour se tourner vers une commune périphérique non soumise à cette réglementation.
Comment obtenir le numéro d’enregistrement obligatoire ?
À partir de mai 2026, l’enregistrement des meublés de tourisme sera obligatoire sur l’ensemble du territoire françaisvia une plateforme nationale unique. Actuellement, cette obligation ne concerne que certaines communes, mais il est prudent d’anticiper cette évolution réglementaire dès votre projet d’achat.
La procédure d’enregistrement implique de fournir plusieurs éléments :
- L’adresse précise du bien
- Le type de logement (maison, appartement, etc.)
- Le nombre de lits
- La qualification en résidence principale ou secondaire
- L’autorisation de changement d’usage le cas échéant
- Vos coordonnées complètes en tant que loueur
Les pièces justificatives obligatoires seront désormais systématiquement exigées pour obtenir le numéro d’enregistrement. Leur absence bloquera la délivrance du numéro, et donc toute mise en location. Les communes vérifieront a posteriori la conformité des pièces fournies et pourront suspendre ou retirer le numéro en cas de fraude.
Ce numéro devra figurer sur toutes vos annonces de location, y compris sur les plateformes comme Airbnb, Booking ou Abritel. Son absence constitue une infraction sanctionnée par une amende pouvant atteindre 10 000€ pour une première infraction, portée à 20 000€ en cas de récidive.
Comment financer l’achat de votre maison de vacances ?
Quelles solutions de financement privilégier ?
Le financement d’une maison de vacances destinée à la location touristique présente des spécificités par rapport à l’acquisition d’une résidence principale.
L’apport personnel : les établissements bancaires exigent généralement un apport minimum de 20% à 30% du prix d’achat pour un investissement locatif. Cet apport couvre typiquement les frais de notaire (7% à 8% dans l’ancien), les frais d’agence et une partie du prix d’acquisition. Un apport plus important permet de négocier de meilleures conditions d’emprunt.
Le prêt immobilier classique reste la solution de financement privilégiée. Les banques analysent votre capacité de remboursement en intégrant les revenus locatifs prévisionnels, généralement retenus à hauteur de 70% pour tenir compte des périodes de vacance locative. Le taux d’endettement global ne doit pas dépasser 35% de vos revenus, charges de crédit comprises.
Le prêt in fine peut s’avérer intéressant pour les contribuables fortement imposés. Ce type de crédit permet de ne rembourser que les intérêts mensuellement, le capital étant remboursé en une seule fois à l’échéance. Cette formule maximise la déductibilité des intérêts d’emprunt au régime réel d’imposition.
Exemple chiffré : Émilie et David, tous deux cadres supérieurs, ont acquis cinq cabanes dans les arbres pour un montant total de 450 000€. Leur montage financier :
- Apport personnel : 120 000€ (27%)
- Emprunt : 330 000€ sur 20 ans à 3,8%
- Mensualité : 2 000€
- Revenus locatifs prévisionnels : 4 500€/mois (80% de taux d’occupation)
Leur expert-comptable NeoGest a structuré l’opération au régime réel, permettant de déduire l’intégralité des intérêts d’emprunt (environ 1 000€/mois en début de prêt) ainsi que l’amortissement du bien et des équipements. Cette optimisation fiscale ramène leur effort d’épargne mensuel réel à environ 400€.
Faut-il prévoir un budget pour les travaux et l’aménagement ?
L’acquisition d’un bien destiné à la location touristique s’accompagne souvent de travaux de mise aux normes et d’aménagement. Ces investissements doivent être anticipés dès la phase d’achat.
Les travaux déductibles au régime réel d’imposition se classent en deux catégories :
Les charges déductibles immédiatement : travaux d’entretien et de réparation qui maintiennent le bien en état sans en modifier la structure (peinture, changement de chaudière, réfection de la toiture, etc.). Ces dépenses viennent réduire directement votre résultat imposable l’année de leur réalisation.
Les travaux amortissables : travaux d’amélioration ou d’agrandissement qui augmentent la valeur ou la surface du bien. Ces dépenses sont ajoutées au prix de revient et amorties sur la durée de vie du bien (20 à 30 ans généralement).
Point de vigilance : au régime micro-BIC, aucune déduction de travaux n’est possible, l’abattement forfaitaire étant censé couvrir l’ensemble des charges. C’est pourquoi le régime réel devient vite plus avantageux pour les biens nécessitant des investissements réguliers.
Quel classement viser pour optimiser votre fiscalité ?
Quels sont les avantages concrets du classement en meublé de tourisme ?
Le classement des meublés de tourisme, bien que facultatif, procure des avantages fiscaux et commerciaux substantielsqui justifient pleinement la démarche.
Les avantages fiscaux directs :
- Abattement de 50% au lieu de 30% au régime micro-BIC
- Plafond de chiffre d’affaires de 77 700€ au lieu de 15 000€
- Exonération possible de taxe d’habitation et de taxe foncière dans les zones de revitalisation rurale (sous conditions)
Les avantages commerciaux :
- Possibilité d’accepter les chèques-vacances via l’inscription à l’ANCV
- Visibilité accrue grâce au panonceau officiel et au logo étoilé
- Tarif fixe de taxe de séjour au lieu d’un pourcentage du prix de nuitée
- Meilleur référencement sur les plateformes de réservation
Les critères de classement sont définis par un référentiel national comportant plusieurs centaines de points de contrôle, répartis en catégories allant de 1 à 5 étoiles. La procédure implique :
- Une visite sur place par un organisme agréé
- Un coût variant de 300€ à 800€ selon la catégorie visée
- Une validité de 5 ans renouvelable
Illustration concrète : Antoine exploite une ancienne ferme auvergnate rénovée en trois gîtes. Sans classement, ses 22 000€ de recettes annuelles le placent hors du champ du micro-BIC (plafonné à 15 000€), l’obligeant à tenir une comptabilité au régime réel. Après obtention d’un classement 3 étoiles, il bénéficie du plafond de 77 700€ et peut rester au micro-BIC avec un abattement de 50%, simplifiant considérablement sa gestion administrative.
Comment préparer efficacement la démarche de classement ?
La réussite du classement nécessite une préparation rigoureuse basée sur le référentiel national. Les principaux axes d’évaluation concernent :
Le confort et l’équipement : surface minimale, literie de qualité, équipements électroménagers récents, connexion internet haut débit, climatisation ou chauffage performant selon la zone géographique.
L’accessibilité et les services : information complète des locataires, documentation touristique, service de linge de maison, produits d’accueil, flexibilité des horaires d’arrivée/départ.
L’environnement et le développement durable : tri sélectif, économies d’énergie, produits d’entretien écologiques, information sur les transports doux.
La sécurité : détecteurs de fumée (obligatoires), extincteur, trousse de secours, conformité électrique.
Pour un classement 3 étoiles, budget d’investissement généralement compris entre 5 000€ et 15 000€ selon l’état initial du bien. Cette dépense est amortissable fiscalement et se rentabilise rapidement grâce à l’avantage fiscal et à l’augmentation des tarifs permise par le classement.
Quelles obligations comptables et déclaratives après l’achat ?
Comment organiser votre comptabilité au quotidien ?
La tenue d’une comptabilité rigoureuse est indispensable, même au régime micro-BIC. Vos obligations varient selon le régime fiscal choisi.
Au régime micro-BIC : vous devez tenir un livre des recettes mentionnant chronologiquement :
- La date de l’encaissement
- L’identité du locataire
- Le montant perçu
- Le mode de règlement
Ce document, qui peut être un simple tableur Excel, doit être conservé pendant 6 ans. Aucune comptabilité formelle n’est exigée, mais une organisation minimale s’impose pour justifier vos revenus en cas de contrôle fiscal.
Au régime réel d’imposition : la comptabilité devient plus complexe et nécessite généralement l’intervention d’un expert-comptable. Vous devez :
- Tenir une comptabilité d’engagement conforme au Plan Comptable Général
- Établir un bilan et un compte de résultat annuels
- Déposer une liasse fiscale (formulaires 2031 et annexes)
- Calculer et comptabiliser les amortissements
- Justifier toutes les charges déduites
Le cabinet NeoGest recommande à ses clients de digitaliser l’ensemble des justificatifs (factures, relevés bancaires, contrats) via un logiciel de gestion locative relié à la comptabilité. Cette organisation facilite le travail de l’expert-comptable et sécurise vos données en cas de contrôle.
Exemple d’organisation optimale : Sylvie, propriétaire de deux yourtes en Bretagne, a mis en place le système suivant :
- Compte bancaire dédié à l’activité locative (obligation légale dès la première location)
- Logiciel de gestion locative (type Lodgify ou Smoobu) connecté aux plateformes de réservation
- Classeur numérique des justificatifs organisé par année et par nature de dépense
- Rendez-vous trimestriel avec son expert-comptable pour validation et ajustements
Cette organisation lui prend environ 2 heures par mois et lui assure une tranquillité totale face à ses obligations fiscales.
Quelles déclarations fiscales devez-vous effectuer ?
La déclaration annuelle des revenus diffère selon votre régime :
Au micro-BIC : vous reportez simplement le montant brut de vos recettes annuelles sur votre déclaration 2042 C PRO, en case 5ND (meublés classés) ou 5NG (meublés non classés). L’administration appliquera automatiquement l’abattement forfaitaire.
Au régime réel : vous devez :
- Établir une liasse fiscale 2031 détaillant votre résultat fiscal
- Reporter ce résultat sur votre déclaration 2042 C PRO
- Joindre les tableaux d’amortissement et le détail des charges
La CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) : dès votre première année d’activité, vous êtes redevable de cette taxe locale. Montant variable selon la commune, généralement compris entre 200€ et 1 500€ par an. Une exonération est possible la première année sur demande.
La taxe de séjour : dans les communes touristiques, vous devez collecter cette taxe auprès de vos locataires et la reverser à la commune ou à l’EPCI. Les plateformes type Airbnb la collectent automatiquement pour les loueurs non professionnels, mais vous restez responsable de sa déclaration si vous louez en direct.
Projection : Gain Fiscal Net sur 10 ans
Comparatif du cumul d'impôts payés selon le régime choisi
L'impôt est payé dès le 1er euro. Aucun levier pour réduire la base taxable sur la durée.
Grâce aux amortissements, l'impôt est proche de zéro pendant 10 à 15 ans. Le gain net s'accumule.
Quels risques devez-vous anticiper ?
Comment vous protéger juridiquement et financièrement ?
L’exploitation d’un meublé de tourisme expose à des risques spécifiques qu’il convient d’identifier et de couvrir.
Les risques locatifs : dégradations, impayés (rares en location touristique grâce au prépaiement), litiges avec les locataires. Une assurance Responsabilité Civile Propriétaire Non Occupant (PNO) couvrant spécifiquement la location touristique est indispensable. Coût moyen : 150€ à 400€ par an.
Les risques réglementaires : sanction pour défaut d’enregistrement (10 000€), absence d’autorisation de changement d’usage (50 000€), dépassement de la durée légale de location pour une résidence principale (25 000€ d’amende). La sécurisation réglementaire préalable est donc primordiale.
Les risques fiscaux : redressement en cas d’omission de déclaration, remise en cause du classement si les critères ne sont plus respectés, requalification de votre activité en professionnelle (assujettissement aux cotisations sociales). Un suivi comptable rigoureux et l’accompagnement d’un expert-comptable spécialisé permettent de prévenir ces risques.
Cas pratique de risque réalisé : Laurent exploitait depuis trois ans un chalet dans les Alpes sans autorisation de changement d’usage. Suite à un signalement d’un voisin, la commune a effectué un contrôle et constaté l’infraction. Laurent a été condamné à :
- Une amende de 25 000€
- La cessation immédiate de l’activité locative
- La régularisation administrative ou la revente du bien
Ce contentieux lui a coûté au total près de 60 000€ (amende, perte de revenus locatifs, honoraires d’avocat), démontrant l’importance capitale du respect des obligations réglementaires dès l’origine du projet.
Comment gérer les périodes de vacance locative ?
La vacance locative constitue un risque financier inhérent à l’activité de location touristique. Contrairement à une location longue durée, un meublé de tourisme connaît naturellement des périodes creuses.
Le taux de vacance moyen se situe entre 20% et 40% selon la localisation, la saisonnalité et la qualité du bien. Un gîte en zone de montagne affichera par exemple un taux d’occupation de 75% en hiver et 60% en été, avec des périodes creuses en intersaison.
Pour anticiper ce risque :
- Intégrez un taux d’occupation prudent dans votre business plan (60% maximum)
- Diversifiez les canaux de commercialisation (plateformes, réseau local, tour-opérateurs)
- Adaptez votre grille tarifaire en fonction de la demande (yield management)
- Développez les courts séjours hors saison (weekends, mid-week)
- Proposez des offres spéciales ciblées (séjours thématiques, clientèle professionnelle)
Le provisionnement comptable : au régime réel, constituez une provision pour travaux et grosses réparations afin de lisser fiscalement les dépenses importantes. Cette provision est déductible dans certaines conditions et permet d’anticiper les investissements futurs.
Quelle stratégie de transmission patrimoniale adopter ?
Comment optimiser la transmission de votre maison de vacances ?
La dimension patrimoniale de votre investissement mérite d’être anticipée dès l’acquisition, particulièrement si vous envisagez de transmettre le bien à vos enfants.
La donation en nue-propriété permet de transmettre progressivement le bien tout en conservant l’usufruit (et donc les revenus locatifs). Cette stratégie procure un double avantage :
- Réduction de la base taxable aux droits de donation grâce au barème fiscal de l’usufruit
- Réunification automatique de la pleine propriété au décès de l’usufruitier, sans taxation complémentaire
Le démembrement dès l’acquisition : acheter en nue-propriété avec conservation de l’usufruit par le vendeur (ou par un tiers) permet de réduire le prix d’acquisition de 30% à 50% selon l’âge de l’usufruitier, facilitant ainsi le financement.
Exemple de stratégie patrimoniale : Bernard, 58 ans, a acquis un domaine avec piscine et cinq bungalows pour 600 000€. Dans une optique de transmission, il a structuré l’opération ainsi :
- Acquisition en nue-propriété au nom de ses deux enfants (décote de 40%, soit 360 000€)
- Usufruit conservé par Bernard jusqu’à son décès
- Financement bancaire au nom de Bernard garanti par l’usufruit
- Revenus locatifs perçus par Bernard pour rembourser l’emprunt
À son décès, ses enfants récupéreront automatiquement la pleine propriété du domaine, estimé alors à 800 000€, sans aucun droit de succession supplémentaire, seule la donation initiale de 360 000€ ayant été taxée (avec abattement de 100 000€ par enfant).
Faut-il anticiper les évolutions réglementaires futures ?
Le cadre réglementaire des meublés de tourisme est en évolution constante. Les récentes réformes de 2024 témoignent d’un durcissement progressif visant à préserver le parc locatif résidentiel.
Les tendances à anticiper :
- Renforcement probable des contraintes d’enregistrement et de déclaration
- Extension possible du changement d’usage à de nouvelles communes
- Évolution de la fiscalité vers un alignement complet avec la location nue
- Développement des exigences environnementales (DPE, rénovation énergétique)
Pour sécuriser votre investissement sur le long terme :
- Privilégiez les zones rurales et touristiques moins soumises aux restrictions
- Visez le classement pour maintenir un avantage fiscal différenciant
- Anticipez les normes environnementales (isolation, chauffage, DPE)
- Diversifiez votre offre (location longue durée possible en complément)
- Restez en veille réglementaire avec l’appui de votre expert-comptable
Pourquoi vous faire accompagner par un expert-comptable spécialisé ?
Quels sont les bénéfices concrets d’un accompagnement expert ?
L’investissement dans une maison de vacances mobilise des enjeux financiers, fiscaux et juridiques complexes qui justifient pleinement l’intervention d’un professionnel du chiffre rompu aux spécificités du secteur touristique.
Le cabinet NeoGest, dirigé par Reouven ABOULKER, accompagne de nombreux propriétaires de logements insolites et meublés de tourisme dans la structuration et l’optimisation de leurs projets. Cet accompagnement procure plusieurs avantages décisifs :
La sécurisation juridique et fiscale : vérification de la conformité réglementaire, choix du statut optimal, optimisation fiscale dans le respect de la légalité, prévention des risques de redressement.
L’optimisation de la rentabilité : simulation comparative des régimes fiscaux, conseil sur l’opportunité du classement, pilotage des investissements déductibles, stratégie d’amortissement optimale.
Le gain de temps : délégation de l’ensemble des obligations déclaratives, tenue de la comptabilité conforme, production des liasses fiscales, interface avec l’administration.
L’accompagnement stratégique : aide à la décision d’investissement, montage financier, transmission patrimoniale, développement de l’activité.
Exemple de valeur ajoutée : Isabelle et Philippe envisageaient l’acquisition de trois cabanes perchées pour 280 000€. Avant de s’engager, ils ont sollicité un rendez-vous conseil auprès de NeoGest. L’analyse a révélé que :
- Le régime réel serait 15% plus avantageux fiscalement que le micro-BIC
- Un classement 4 étoiles était atteignable avec 8 000€ d’investissements complémentaires
- La commune prévoyait d’instaurer le changement d’usage dans les 18 mois
Fort de ces informations, le couple a modifié son projet initial : décalage de l’achat de 6 mois pour bénéficier de l’ancien régime, investissement immédiat dans le classement, structuration comptable au régime réel dès l’origine. Cette stratégie leur a permis d’économiser environ 4 500€ par an en impôts et charges, soit plus de 90 000€ sur 20 ans.
L’achat d’une maison de vacances destinée à la location touristique représente une opportunité d’investissement attractive sous réserve d’une préparation rigoureuse et d’une gestion professionnelle. Les évolutions réglementaires de 2024-2025 ont certes complexifié le cadre juridique et fiscal, mais les perspectives de rentabilité demeurent réellespour les projets bien structurés.
La clé du succès réside dans trois piliers fondamentaux : une analyse préalable approfondie du projet et de son environnement réglementaire, un choix éclairé du statut juridique et du régime fiscal, et un accompagnement expert tout au long du cycle de vie de l’investissement.
Le cabinet NeoGest se tient à votre disposition pour étudier votre projet spécifique et vous proposer une stratégie comptable et fiscale optimisée, adaptée à vos objectifs patrimoniaux et à votre situation personnelle. N’hésitez pas à nous contacter pour un premier rendez-vous conseil qui vous permettra d’aborder sereinement votre investissement dans l’univers passionnant des logements de vacances et hébergements insolites.