NEOGEST, votre expert-comptable spécialisé dans la restauration

L'expert-comptable des restaurants

Restaurants, brasseries, bars, franchises : nous accompagnons les dirigeants du secteur CHR dans la gestion, la rentabilité et le développement de leur établissement.

Qui sommes-nous ?

En restauration, nous ne nous contentons pas de faire de la comptabilité.
Notre rôle est d’accompagner les dirigeants de restaurants dans la compréhension et le pilotage de leur activité. Nous connaissons les spécificités du secteur : marges sous pression, gestion de la TVA, poids de la masse salariale, extras, saisonnalité et risques sociaux. Grâce à cette expertise métier, nous allons au-delà des obligations comptables pour sécuriser l’activité, optimiser la rentabilité et fournir des indicateurs concrets permettant de prendre les bonnes décisions, au bon moment.

Nos valeurs

  • Réactivité
  • Disponibilité
  • Professionnalisme
  • Qualité
  • Transparence
  • Efficacité
  • Engagement
  • Confiance
  • Respect
  • Réactivité
  • Disponibilité
  • Professionnalisme
  • Qualité
  • Transparence
  • Efficacité
  • Engagement
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Notre offre

Notre offre est conçue pour accompagner les restaurateurs à chaque étape de leur parcours.
Nous intervenons aussi bien sur la gestion quotidienne de votre restaurant que sur vos projets de développement, de rachat ou de revente. Notre rôle est de vous aider à piloter l’activité au jour le jour — marges, charges, trésorerie, obligations sociales et fiscales — tout en vous accompagnant dans les moments clés de la vie du restaurant : ouverture d’un nouvel établissement, structuration de la croissance, acquisition, transmission ou cession. Grâce à une lecture fine de vos chiffres et à une expertise sectorielle forte, nous vous aidons à prendre les bonnes décisions, à sécuriser vos projets et à valoriser votre activité dans la durée.

Nos services

Des solutions spécifiquement conçues en fonction de vos besoins :

Rachat, transmission & revente de votre restaurant

Nous sécurisons les moments clés de la vie de votre restaurant.
Rachat d’un établissement, transmission ou revente : nous vous accompagnons dans l’analyse des chiffres, la structuration de l’opération et la valorisation de votre activité pour sécuriser chaque étape et défendre vos intérêts.

Nos partenaires

Nos avis

La restauration en France : un secteur sous pression, des enjeux financiers majeurs

La restauration est l’un des secteurs économiques les plus dynamiques de France, avec plus de 175 000 établissements actifs et plusieurs centaines de milliers d’emplois. Mais c’est aussi l’un des plus exposés : taux de défaillance élevé dans les premières années d’activité, marges structurellement faibles, charges fixes incompressibles, et volatilité des coûts matières. Dans ce contexte, la maîtrise des chiffres n’est pas un luxe — c’est une condition de survie.

La réalité d’un restaurateur, c’est une équation permanente entre un chiffre d’affaires fluctuant selon le jour, la saison et l’événementiel local, et des charges qui, elles, ne fluctuent pas : loyer, salaires, contrats de maintenance, assurances. Gérer un restaurant rentable suppose donc une lecture fine et régulière des données financières, bien au-delà de ce que la comptabilité annuelle peut offrir.


Les spécificités comptables et fiscales de la restauration

La TVA en restauration : une gestion plus complexe qu’il n’y paraît

La restauration est soumise à une dualité de taux de TVA qui impose une vigilance constante dans la comptabilisation du chiffre d’affaires :

  • 10 % pour les ventes de repas et boissons non alcoolisées consommées sur place
  • 20 % pour les boissons alcoolisées, quelle que soit leur nature ou leur mode de consommation
  • 5,5 % pour les ventes à emporter de produits alimentaires (sandwichs, plats préparés froids)
  • 10 % pour les ventes à emporter de plats chauds

Cette segmentation impose une ventilation rigoureuse du chiffre d’affaires par nature de vente, en lien direct avec les données issues du logiciel de caisse. Une affectation incorrecte des taux peut générer des rappels de TVA significatifs lors d’un contrôle fiscal, avec pénalités à la clé. La fiabilisation de ces flux, en cohérence avec le paramétrage de la caisse, est l’une des premières actions que nous menons à l’ouverture d’un nouveau dossier.

Le coût matière : l’indicateur à surveiller en priorité

Dans la restauration traditionnelle, le coût matière — c’est-à-dire le coût des denrées alimentaires et boissons utilisées — représente en moyenne 28 à 35 % du chiffre d’affaires hors taxes. C’est le premier levier de rentabilité sur lequel un restaurateur peut agir directement.

Maîtriser son coût matière suppose plusieurs disciplines conjointes : la construction de fiches techniques précises pour chaque plat de la carte, le suivi des inventaires en début et fin de période, la comparaison entre le coût théorique (calculé à partir des fiches techniques) et le coût réel (constaté à l’inventaire), et l’analyse des écarts.

Un écart persistant entre coût théorique et coût réel est souvent le signe de fuites — gaspillage, erreurs de portion, vols — ou d’un problème de paramétrage. Le détecter tôt permet d’agir avant que les conséquences ne deviennent significatives sur le résultat de l’exercice.

La masse salariale : piloter le premier poste de charges

La masse salariale représente en restauration entre 30 et 40 % du chiffre d’affaires selon les types d’établissements. C’est le poste le plus lourd, et aussi le plus sensible, en raison des particularités du droit social applicable au secteur :

  • Convention collective nationale des hôtels, cafés, restaurants (HCR) avec ses grilles de classification et ses minima salariaux
  • Recours fréquent aux extras et contrats à durée déterminée d’usage (CDDU)
  • Gestion des heures supplémentaires et des coupures de service
  • Avantages en nature liés aux repas du personnel (évaluation forfaitaire ou réelle)
  • Pourboires : régime de déclaration et impact sur les cotisations sociales

Le pilotage de la masse salariale ne se limite pas à la vérification des bulletins de paie. Il suppose un suivi en temps réel du ratio masse salariale / chiffre d’affaires, service par service, et une capacité à ajuster les plannings rapidement en fonction des variations d’activité. Un ratio qui dépasse 38 % sur plusieurs semaines consécutives est un signal d’alerte qui nécessite une intervention rapide.

Les obligations sociales spécifiques au secteur CHR

La restauration est l’un des secteurs les plus contrôlés par l’URSSAF en matière de travail dissimulé. Les contrôles se sont intensifiés ces dernières années, avec un focus particulier sur les établissements à fort recours aux extras et aux paiements en espèces. Les points de vigilance sont nombreux : déclaration préalable à l’embauche (DPAE) systématique avant la prise de poste, conservation des registres du personnel, respect des durées minimales de repos, et déclaration correcte des pourboires.

Au-delà de la conformité, une gestion sociale rigoureuse protège l’établissement en cas de contrôle et évite des redressements qui peuvent mettre en péril la trésorerie de l’entreprise.


Les indicateurs de performance clés en restauration

Le ticket moyen : un levier de croissance sous-estimé

Le ticket moyen — chiffre d’affaires divisé par le nombre de couverts — est l’un des indicateurs les plus directement actionnables pour un restaurateur. Il peut progresser sans augmenter le taux de fréquentation, simplement en travaillant la composition de la carte, la mise en avant des plats à forte marge, ou la formation du personnel à la vente additionnelle (desserts, cafés, digestifs).

Analysé par service (midi / soir) et par jour de la semaine, le ticket moyen révèle des disparités utiles : un ticket moyen du soir nettement supérieur à celui du midi peut justifier une orientation de la politique commerciale vers la clientèle du soir, ou au contraire une revalorisation de l’offre de déjeuner pour capter un volume plus régulier.

Le taux de rotation des tables : rentabiliser chaque couvert

Le taux de rotation mesure le nombre de fois qu’une même table est occupée au cours d’un service. En restauration rapide ou bistronomique, un taux de rotation élevé est une condition de rentabilité. Dans un restaurant gastronomique, au contraire, la durée du repas fait partie de la promesse client et le taux de rotation est structurellement plus faible — ce qui nécessite un ticket moyen plus élevé pour atteindre les mêmes niveaux de marge.

Croiser le taux de rotation avec le ticket moyen et le coût matière permet d’obtenir une image précise de la rentabilité réelle par couvert, et d’identifier les configurations de service les plus performantes.

Le seuil de rentabilité : connaître son point d’équilibre

Tout restaurateur devrait connaître précisément son seuil de rentabilité mensuel : le chiffre d’affaires minimum à réaliser pour couvrir l’ensemble des charges fixes et variables. Ce seuil, exprimé en nombre de couverts ou en chiffre d’affaires, permet de piloter l’activité avec une vision concrète : combien de couverts dois-je faire ce mois-ci pour ne pas perdre d’argent ? Combien pour dégager un résultat positif ?

Cette connaissance est d’autant plus précieuse en période de creux saisonnier ou lors d’une fermeture temporaire (travaux, congés), où l’anticipation de l’impact sur la trésorerie permet d’éviter les situations tendues.

Nos outils

Ouvrir, reprendre ou développer un restaurant : les enjeux financiers et juridiques

Ouvrir un restaurant : construire un projet solide dès le départ

L’ouverture d’un restaurant est un projet qui mobilise des ressources importantes et comporte des risques significatifs si la préparation est insuffisante. Sur le plan juridique et administratif, plusieurs étapes sont incontournables :

  • Choix de la structure juridique (entreprise individuelle, SARL, SAS) en fonction du projet et de la situation personnelle du porteur
  • Obtention de la licence de débit de boissons adaptée (licence II, III ou IV selon les boissons servies)
  • Déclaration auprès de la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP)
  • Respect des normes d’hygiène (formation HACCP obligatoire) et de sécurité incendie (ERP)
  • Immatriculation auprès du greffe et des organismes sociaux

Sur le plan financier, un business plan rigoureux est indispensable. Il doit intégrer une projection réaliste du chiffre d’affaires basée sur la capacité de l’établissement (nombre de couverts, services envisagés, ticket moyen cible), un budget d’investissement détaillé (travaux, matériel de cuisine, mobilier, logiciel de caisse), un prévisionnel de trésorerie sur 24 à 36 mois, et une analyse du seuil de rentabilité permettant d’évaluer le niveau d’activité minimum à atteindre.

Reprendre un restaurant : les vérifications indispensables

Reprendre un fonds de commerce de restauration est une opération courante, mais qui comporte des risques réels si elle n’est pas précédée d’un audit sérieux. Avant toute décision d’achat, il convient d’examiner avec rigueur :

  • Les trois derniers bilans et comptes de résultat, pour identifier l’évolution réelle du chiffre d’affaires et des marges
  • Le détail des charges fixes : montant du loyer, durée et conditions du bail commercial (renouvellement, indexation, clause de déspécialisation)
  • L’état du matériel de cuisine et la liste des investissements à prévoir à court terme
  • Les contrats de travail en cours et les éventuels contentieux prud’homaux
  • La réputation en ligne de l’établissement (avis Google, TripAdvisor) qui impactera directement le chiffre d’affaires post-reprise
  • Les éventuels redressements fiscaux ou sociaux en cours

La valorisation d’un fonds de commerce de restaurant repose généralement sur un multiple du chiffre d’affaires annuel ou de l’EBE (excédent brut d’exploitation), modulé par la qualité du bail, la situation géographique et le potentiel de développement. Un prix trop élevé par rapport à la capacité bénéficiaire réelle de l’établissement peut conduire à une situation financière intenable dès les premières années d’exploitation.

Développer son restaurant : financer la croissance sans fragiliser l’exploitation

Un restaurateur en développement — qu’il envisage une extension de salle, une rénovation complète ou l’ouverture d’un deuxième établissement — doit arbitrer entre ses besoins d’investissement et la préservation de sa trésorerie courante. Les leviers de financement disponibles sont variés :

  • Le crédit bancaire pour les travaux d’aménagement et les équipements immobilisables
  • Le crédit-bail (leasing) pour le matériel de cuisine professionnel, qui permet de préserver la trésorerie en étalant le coût dans le temps
  • Les aides régionales ou de Bpifrance pour certains projets de rénovation énergétique ou de développement à l’export (chaînes, franchises)
  • La mise en réserve progressive des bénéfices pour autofinancer les projets de moindre envergure

Questions fréquentes des restaurateurs

Puis-je déduire les repas du personnel de mes charges ? Oui. Les repas fournis au personnel sont considérés comme des avantages en nature et sont soumis à une évaluation forfaitaire fixée chaque année par l’URSSAF. Cette valeur est déductible en charges, mais elle doit également être intégrée dans le calcul des cotisations sociales du salarié. Le traitement diffère selon que le repas est pris pendant le service ou en dehors.

Comment gérer comptablement les pourboires ? Les pourboires versés directement aux salariés par les clients (en espèces ou par carte) peuvent être conservés par le personnel sans passer par la caisse de l’employeur. Ils sont alors exonérés de cotisations sociales sous certaines conditions (salaire inférieur à 1,6 SMIC). Lorsqu’ils sont collectés par l’employeur et redistribués, ils sont en revanche soumis à cotisations et doivent être déclarés comme tels. La distinction est importante et doit être formalisée dès l’ouverture.

Quelle structure juridique choisir pour ouvrir un restaurant ? La SARL reste la forme la plus courante pour les restaurants indépendants en raison de sa simplicité et de la protection du patrimoine personnel qu’elle offre. La SAS est préférable lorsque plusieurs associés sont impliqués ou qu’une levée de fonds est envisagée à terme. L’entreprise individuelle au régime réel simplifié peut convenir pour de très petites structures, mais elle n’offre pas de séparation entre patrimoine personnel et professionnel. Chaque situation mérite une analyse personnalisée intégrant la situation familiale et patrimoniale du dirigeant.

Comment savoir si mon restaurant est rentable ? La rentabilité ne se lit pas uniquement dans le résultat net annuel. Elle s’évalue au quotidien à travers trois ratios clés : le coût matière (idéalement sous 32 %), la masse salariale (idéalement sous 35 %), et les charges fixes (loyer, assurances, maintenance). Si ces trois postes réunis dépassent 80 % du chiffre d’affaires, la marge opérationnelle est insuffisante pour absorber les imprévus et dégager un résultat. Un suivi mensuel — et non annuel — de ces indicateurs est indispensable pour réagir à temps.

Comment valoriser mon restaurant en vue d’une cession ? La valorisation d’un fonds de commerce de restauration repose principalement sur un multiple du chiffre d’affaires annuel (entre 40 et 80 % selon le type d’établissement et sa localisation) ou sur un multiple de l’EBE (généralement entre 2 et 4 fois). Ces fourchettes sont ensuite ajustées en fonction de la durée et des conditions du bail commercial, de l’état du matériel, de la réputation de l’établissement et des perspectives de développement. Une valorisation sérieuse nécessite toujours un examen approfondi des données financières sur au moins trois exercices.

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