Acheter une chambre d’hôtel : Guide complet pour investir dans l’hôtellerie

L'achat d'une chambre d'hôtel constitue une formule d'investissement immobilier originale qui séduit de plus en plus d'investisseurs en quête de diversification patrimoniale. Cette solution combine les avantages de l'immobilier classique à ceux d'une exploitation commerciale, tout en vous déchargeant de la gestion quotidienne. Mais comment fonctionne réellement cet investissement ? Quels sont les pièges à éviter, les obligations comptables et fiscales à respecter, et la rentabilité réellement attendue ? Chez NEOGEST, nous accompagnons les investisseurs dans la compréhension de tous les aspects juridiques, fiscaux et comptables de ce placement particulier, afin que vous puissiez prendre une décision éclairée et sécurisée.

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Qu'entend-on par "acheter une chambre d'hôtel" et comment fonctionne cet investissement ?

Acheter une chambre d’hôtel ne signifie pas acquérir une chambre isolée dans un établissement hôtelier traditionnel. Il s’agit en réalité d’acquérir un lot de copropriété dans une résidence hôtelière ou une résidence de tourisme classée. Ces établissements sont spécifiquement conçus pour permettre à des investisseurs particuliers de devenir propriétaires de chambres ou d’appartements meublés, qui sont ensuite intégrés dans un pool de location géré par un exploitant professionnel.

Quels types d'établissements sont concernés ?

Plusieurs catégories d’hébergements permettent ce type d’investissement, chacune avec ses spécificités de clientèle et de rentabilité :

  • Les résidences de tourisme classées de 1 à 5 étoiles selon la réglementation Atout France : c'est le modèle le plus répandu, avec environ 360 résidences urbaines affiliées à des enseignes en 2023, totalisant près de 43 000 appartements
  • Les résidences d'affaires qui ciblent une clientèle professionnelle avec des séjours moyens à longs (bureaux, connexion internet haut débit, salles de réunion)
  • Les résidences services haut de gamme proposant des prestations comparables à l'hôtellerie 4 ou 5 étoiles, situées dans des emplacements privilégiés (centres-villes, stations balnéaires, stations de montagne)

Comment fonctionne juridiquement la structure en copropriété ?

Lorsque vous achetez une chambre d’hôtel, vous devenez copropriétaire d’un lot privatif au sein d’une copropriété régie par la loi du 10 juillet 1965. Votre acquisition comprend donc une quote-part des parties communes (halls, couloirs, espaces de restauration, piscine, spa). La résidence est administrée par un syndic de copropriété qui gère les parties communes et veille au respect du règlement de copropriété. Ce dernier document est crucial car il définit notamment les modalités de mise en location de votre bien et les obligations de l’exploitant.

Qu'est-ce que le bail commercial avec l'exploitant ?

Le cœur du dispositif repose sur un bail commercial d’une durée de 9 ans minimum conclu entre les copropriétaires et un exploitant professionnel. L’exploitant, qui peut être une chaîne hôtelière reconnue (Appart’City, Adagio, Séjours & Affaires, Résidéa, Odalys) ou un opérateur indépendant, prend en charge l’intégralité de la gestion de l’établissement : accueil des clients, commercialisation, entretien, services hôteliers, recrutement du personnel.

Quelles sont les modalités de calcul du loyer ?

En contrepartie de la mise à disposition, vous percevez un loyer dont le montant et les modalités de calcul varient selon trois types de bail possibles :

  • Le bail avec loyer fixe garanti vous assure un revenu stable, généralement compris entre 3% et 5% du prix d'achat HT, indépendamment du taux d'occupation réel de l'établissement
  • Le bail avec loyer variable indexe votre rémunération sur le chiffre d'affaires réellement généré (les résidences 4 étoiles à Paris ont atteint en 2023 des prix moyens de 190,8€ HT avec 75% d'occupation)
  • Le bail mixte combine une partie fixe garantie (2% à 3%) et une partie variable basée sur la performance, offrant un équilibre entre sécurité et potentiel de rendement

Quelles sont les obligations réciproques liées au bail ?

L’exploitant doit maintenir l’établissement en activité, assurer l’entretien courant, respecter les normes d’exploitation et payer les loyers aux échéances convenues. De votre côté, en tant que propriétaire, vous devez conserver la destination hôtelière du bien, ne pas intervenir dans la gestion courante, et réaliser les gros travaux de copropriété. Le non-respect du bail commercial peut entraîner la résiliation du bail, la perte de certains avantages fiscaux, voire une action en responsabilité. Un exploitant défaillant peut mettre en péril votre investissement, c’est pourquoi le choix de l’exploitant constitue un élément crucial de votre décision.

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Quels sont les avantages fiscaux de cet investissement ?

L’achat d’une chambre d’hôtel ouvre droit à plusieurs dispositifs fiscaux attractifs, sous réserve de respecter des conditions strictes. Deux régimes dominent : le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) qui constitue le régime fiscal de droit commun, et le dispositif Censi-Bouvard qui offre une réduction d’impôt et la récupération de la TVA pour les biens neufs. Le tableau interactif ci-dessous détaille les caractéristiques précises de chacun.

Avantages fiscaux - Investissement chambre d'hôtel

Quels sont les avantages fiscaux de cet investissement ?

L'achat d'une chambre d'hôtel ouvre droit à plusieurs dispositifs fiscaux attractifs, sous réserve de respecter des conditions strictes.

Le régime LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel)

Le statut de LMNP constitue le régime fiscal de droit commun pour l'investisseur qui achète une chambre d'hôtel sans en faire son activité principale.

Conditions d'accès au statut LMNP

Vos recettes locatives annuelles ne doivent pas dépasser 23 000€ OU elles doivent représenter moins de 50% de vos revenus globaux du foyer fiscal. Si vous dépassez ces seuils, vous basculez automatiquement en LMP (Loueur Meublé Professionnel), avec des conséquences fiscales et sociales différentes.

Choix du régime d'imposition

Deux options s'offrent à vous.

Option 1
Régime micro-BIC
Le régime micro-BIC s'applique automatiquement si vos recettes locatives n'excèdent pas 77 700€ par an. Vous bénéficiez d'un abattement forfaitaire de 50% pour frais. Vos recettes locatives sont donc imposées sur seulement 50% de leur montant, dans la tranche marginale de l'impôt sur le revenu, auxquels s'ajoutent 17,2% de prélèvements sociaux.
Option 2
Régime réel
Le régime réel permet de déduire vos charges réelles (intérêts d'emprunt, assurances, charges de copropriété, taxe foncière, frais de gestion) et surtout de pratiquer l'amortissement du bien et du mobilier. Cette option est particulièrement avantageuse lors des premières années d'exploitation, permettant souvent de générer un déficit reportable ou de réduire significativement la base imposable.

Le régime Censi-Bouvard

Ce dispositif fiscal, prolongé jusqu'au 31 décembre 2024 (sous réserve de modifications législatives), offre des avantages fiscaux substantiels pour l'acquisition de logements neufs ou en état futur d'achèvement dans des résidences de tourisme classées ou des résidences services.

Conditions d'éligibilité strictes Détail
Type de résidence Le bien doit être situé dans une résidence de tourisme classée ou une résidence avec services pour personnes âgées ou handicapées.
État du bien L'acquisition doit intervenir dans le neuf ou en VEFA.
Engagement de location Vous devez vous engager à louer le bien meublé pendant 9 ans minimum à l'exploitant de la résidence.
Plafond d'acquisition Le prix d'acquisition ne doit pas excéder 300 000€ TTC, plafond global pour l'ensemble de vos investissements Censi-Bouvard.

Avantages fiscaux

Réduction d'impôt
Vous bénéficiez d'une réduction d'impôt de 11% du prix d'acquisition HT du bien, étalée sur 9 ans (soit 1,22% par an dans la limite de 33 000€ de réduction d'impôt sur 9 ans). Cette réduction s'impute directement sur votre impôt sur le revenu.
Récupération de TVA
De plus, vous récupérez la TVA de 20% payée lors de l'acquisition, soit une économie immédiate substantielle.
Cas pratique

Exemple concret de calcul fiscal

Prenons le cas de Monsieur Dupont qui achète en 2024 une chambre dans une résidence de tourisme 4 étoiles neuve à Lyon pour 150 000€ TTC (soit 125 000€ HT + 25 000€ de TVA).
En Censi-Bouvard : Il récupère immédiatement 25 000€ de TVA (remboursée par l'État). Il bénéficie d'une réduction d'impôt de 13 750€ (11% de 125 000€), étalée sur 9 ans, soit 1 528€ par an. Ses revenus locatifs annuels de 5 000€ sont imposés en micro-BIC avec un abattement de 50%, soit une imposition sur 2 500€ seulement.
Coût net de l'investissement : 150 000€ TTC - 25 000€ (TVA récupérée) - 13 750€ (réduction d'impôt sur 9 ans) = 111 250€ pour un bien neuf.
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Comment choisir la bonne chambre d'hôtel à acheter ?

Quels sont les critères de localisation déterminants ?

L’emplacement constitue le facteur numéro un de réussite de votre investissement. Les données 2023 montrent des disparités importantes selon les zones géographiques :

  • Les métropoles régionales (Lyon, Bordeaux, Toulouse, Nantes) affichent des taux d'occupation de 70% à 72% pour les 3 étoiles, avec des prix moyens allant de 58,4€ à 76,8€ HT, offrant un bon équilibre risque/rendement
  • Paris et l'Île-de-France présentent les performances les plus élevées (75% d'occupation, 190,8€ HT pour les 4 étoiles, RevPAR de 143,1€ HT) mais aussi les prix d'acquisition les plus élevés
  • Les zones touristiques (Côte d'Azur, stations de montagne) connaissent une forte saisonnalité : la région PACA affiche 71,9% d'occupation pour les 4 étoiles avec un prix moyen de 127€ HT

Comment évaluer la qualité de l'exploitant ?

Le choix de l’exploitant est absolument crucial. Vous allez confier votre bien à cet opérateur pour 9 ans minimum. Plusieurs éléments doivent être vérifiés avec attention avant de signer :

  • La solidité financière : analysez les comptes annuels sur 3 ans, sa capacité à honorer ses engagements de loyers, son niveau d'endettement et sa rentabilité
  • L'expérience et la notoriété : privilégiez les opérateurs reconnus avec un track record établi (Accor, Pierre & Vacances-Center Parcs, Odalys, Séjours & Affaires)
  • Le taux d'occupation des autres résidences gérées par l'exploitant : des taux régulièrement inférieurs à 65% doivent vous alerter
  • Les garanties financières proposées : garantie bancaire, nantissement, dépôt de garantie équivalent à 6 mois de loyers dans les meilleurs contrats

Quelles sont les clauses essentielles à analyser dans le bail commercial ?

Le bail commercial mérite une lecture très attentive, idéalement accompagnée d’un avocat spécialisé. La durée et les conditions de renouvellement sont déterminantes : un bail de 9 ans est le minimum légal, certains baux prévoient des renouvellements automatiques ou des durées plus longues (12 ans). Soyez attentif aux conditions de résiliation anticipée.

Concernant les modalités de calcul du loyer, si celui-ci est variable, vérifiez la formule exacte : quel pourcentage du chiffre d’affaires vous revient ? Y a-t-il un loyer minimum garanti ? Les clauses d’indexation doivent porter sur un indice pertinent (ICC, ILC, ILAT) avec une fréquence de révision claire. La répartition des charges et travaux doit préciser clairement qui supporte quoi : généralement, l’exploitant prend en charge les charges d’exploitation courantes, tandis que vous supportez les charges de copropriété et les gros travaux. Enfin, les clauses de résiliation et pénalités doivent anticiper le cas de faillite de l’exploitant et vos possibilités de sortie anticipée.

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Quelles sont les obligations comptables pour le propriétaire ?

En tant que propriétaire loueur en meublé, vous êtes soumis à des obligations comptables strictes, même si la gestion opérationnelle est déléguée à l’exploitant. Le niveau de formalisme dépend du régime fiscal choisi : micro-BIC ou régime réel.

Quelles obligations au régime micro-BIC ?

Si vous relevez du régime micro-BIC, vos obligations comptables sont allégées. Vous devez simplement tenir un livre des recettes mentionnant chronologiquement le montant et l’origine des recettes perçues. Ce registre doit être conservé pendant 6 ans et peut être tenu sous format papier ou informatique. Vous devez également conserver les justificatifs de vos recettes locatives (relevés de compte, bordereaux de l’exploitant). Au moment de votre déclaration fiscale annuelle, vous remplissez simplement la déclaration 2042 C PRO en mentionnant le montant brut de vos recettes. L’abattement de 50% est appliqué automatiquement.

Quelles obligations au régime réel ?

Le régime réel impose une véritable comptabilité d’entreprise, même pour un particulier. Les obligations sont nettement plus lourdes mais permettent d’optimiser votre fiscalité. Concrètement, cela implique :

  • La tenue d'une comptabilité complète selon les règles du plan comptable général (recettes, charges, immobilisations, emprunts)
  • L'établissement chaque année d'un bilan et d'un compte de résultat à la clôture de l'exercice
  • La télétransmission de la liasse fiscale 2031 avant le 2e jour ouvré suivant le 1er mai
  • Le registre des immobilisations et des amortissements pour suivre les biens amortissables (immobilier, mobilier, équipements)

Pourquoi faire appel à un expert-comptable est indispensable ?

En pratique, le régime réel impose de faire appel à un expert-comptable pour tenir votre comptabilité. Cette obligation n’est pas légale mais devient indispensable compte tenu de la complexité technique. Un cabinet comme NEOGEST vous accompagne sur la tenue de la comptabilité mensuelle ou trimestrielle, l’établissement des comptes annuels, le calcul optimisé des amortissements, la télétransmission de la liasse fiscale 2031, le conseil en optimisation fiscale et patrimoine, ainsi que la révision comptable pour sécuriser vos déclarations. Le coût de cet accompagnement varie généralement entre 800€ et 1 500€ HT par an pour une activité de location d’une ou deux chambres d’hôtel. Ces honoraires constituent une charge déductible de votre résultat fiscal.

Quelles déclarations fiscales spécifiques effectuer chaque année ?

  • La déclaration 2042 C PRO (ou 2031 en régime réel) pour vos revenus de location meublée, intégrée à votre déclaration globale
  • La déclaration de CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) avant le 15 décembre de l'année de début d'activité, puis chaque année, due même en cas de résultat déficitaire
  • La déclaration de TVA si vous êtes assujetti (généralement en récupération de TVA Censi-Bouvard), avec une périodicité mensuelle, trimestrielle ou annuelle selon votre chiffre d'affaires
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Comment calculer la rentabilité réelle et financer cet investissement ?

La rentabilité d’un investissement en chambre d’hôtel doit être analysée sous plusieurs angles pour obtenir une vision complète et éviter les mauvaises surprises.

Comment calculer le rendement brut locatif ?

Le rendement brut se calcule simplement : (Loyers annuels / Prix d’acquisition TTC) x 100. Par exemple, pour une chambre achetée 150 000€ TTC générant 6 000€ de loyers annuels, le rendement brut est de 4%. Ce taux est toutefois trompeur car il ne tient pas compte des charges, de la fiscalité et des avantages fiscaux. Il permet uniquement une première comparaison rapide entre différentes opportunités.

Quel est le véritable rendement net après charges et fiscalité ?

Le rendement net intègre l’ensemble des frais qui viennent diminuer vos revenus locatifs : charges de copropriété (15€ à 40€ par m² et par an), taxe foncière (1% à 2% de la valeur du bien), assurance Propriétaire Non Occupant (150€ à 400€ par an), frais de gestion comptable (800€ à 1 500€ par an), CFE variable selon les communes.

Pour notre chambre à 150 000€ générant 6 000€ de loyers avec 2 000€ de charges annuelles, le rendement net est de (6 000€ – 2 000€) / 150 000€ = 2,67%. En appliquant le micro-BIC avec une TMI à 30%, l’impôt s’élève à 1 416€ (impôt + prélèvements sociaux), ce qui ramène le rendement net après impôt à 1,72%. En revanche, en Censi-Bouvard, vous récupérez 25 000€ de TVA immédiatement et bénéficiez de 1 528€ de réduction d’impôt par an pendant 9 ans : le rendement réel peut atteindre plus de 4% les premières années avant de se stabiliser autour de 2,8% après 9 ans.

Quelle valorisation espérer à la revente ?

Historiquement, l’immobilier dans les grandes métropoles françaises s’apprécie de 2% à 4% par an en moyenne. Plusieurs facteurs spécifiques aux chambres d’hôtel peuvent toutefois impacter cette valorisation : l’état du bien et de la résidence, la qualité de l’exploitant et du bail (un bail proche de son terme avec un exploitant fragile constitue un risque qui déprécie la valeur), l’évolution du marché local. Concernant la fiscalité de la plus-value, vous bénéficiez d’une exonération totale après 22 ans pour l’IR (30 ans pour les prélèvements sociaux), avec des abattements progressifs entre la 6e et la 21e année.

Comment financer l'achat d'une chambre d'hôtel ?

Les banques sont généralement favorables au financement de chambres d’hôtel dans des résidences exploitées par des enseignes reconnues. Les conditions d’emprunt varient selon votre profil :

  • Apport personnel : 10% à 20% du prix d'acquisition généralement exigé (incluant les frais de notaire de 7% à 8% sur l'ancien, 2% à 3% sur le neuf)
  • Durée d'emprunt : 10 à 25 ans, avec une moyenne de 15 à 20 ans pour équilibrer mensualités et coût total
  • Taux d'intérêt : entre 3,5% et 4,5% en 2024, contre moins de 2% sur la période 2020-2021
  • Garanties bancaires : hypothèque sur le bien, caution type Crédit Logement, ou nantissement d'assurance-vie

Le dispositif Censi-Bouvard permet de récupérer la TVA de 20% payée lors de l’acquisition d’un bien neuf, remboursée par l’administration 3 à 6 mois après l’achat. Pour une chambre achetée 150 000€ TTC, vous récupérez donc 25 000€. Attention : si vous revendez le bien avant 20 ans, vous devrez rembourser une partie de la TVA récupérée au prorata de la durée restante. Cette clause de révision doit être intégrée dans votre stratégie de sortie. Pour vous aider à arbitrer entre cet investissement et l’achat d’un appartement classique, le tableau comparatif ci-dessous synthétise les différences stratégiques.

Arbitrage Patrimonial : Quel investisseur êtes-vous ?

Comparatif stratégique entre Hôtellerie gérée et Locatif direct

La Résidence de Tourisme

Option : "Tranquillité & Fiscalité"
Gestion opérationnelle Déléguée 100%
Rendement Net Cible 1,5% - 3,5%
Engagement de durée 9 ans (Bail)
Atout Fiscal TVA récupérée
✅ Avantage : Idéal pour un complément de retraite sans aucun souci de gestion (impayés, travaux, syndic).

L'Appartement Classique

Option : "Liberté & Rendement"
Gestion opérationnelle Active (Propriétaire)
Rendement Net Cible 2% - 4,5%
Engagement de durée Libre
Atout Fiscal LMNP Amortissable
✅ Avantage : Liquidité optimale à la revente et contrôle total du choix des locataires et du loyer.
⚠️ Risque RT : Faillite de l'exploitant (arrêt des loyers).
⚠️ Risque Classique : Vacance locative et impayés.
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Quels sont les risques principaux et les pièges à éviter ?

Comment se prémunir contre la défaillance de l'exploitant ?

Le risque de défaillance de l’exploitant constitue le danger principal. Si l’exploitant fait faillite, vous vous retrouvez propriétaire d’une chambre sans locataire et sans revenus. Plusieurs signaux d’alerte doivent vous alerter : retards répétés dans le paiement des loyers, difficultés financières de l’enseigne, fermeture d’autres résidences du même groupe, baisse continue des taux d’occupation. Pour vous protéger, privilégiez les exploitants solides avec un historique éprouvé, vérifiez l’existence de garanties financières (caution bancaire, nantissement), constituez une épargne de précaution équivalente à 6 à 12 mois de loyers, et souscrivez si possible une assurance Propriétaire Non Occupant avec garantie loyers impayés.

Pourquoi les charges de copropriété peuvent-elles être très élevées ?

Les charges de copropriété dans les résidences hôtelières sont généralement plus élevées que dans une copropriété classique, en raison des espaces communs importants (hall, piscine, spa, restaurant) et des services proposés. Elles peuvent atteindre 25€ à 50€ par m² et par an, voire davantage dans les résidences haut de gamme. Une chambre de 25 m² peut donc générer 625€ à 1 250€ de charges annuelles, réduisant significativement votre rentabilité nette. De plus, des appels de fonds exceptionnels peuvent intervenir pour des travaux importants (réfection de la toiture, ravalement, mise aux normes), atteignant plusieurs milliers d’euros. Consultez impérativement les comptes de la copropriété sur 3 ans avant d’acheter.

Comment repérer les promesses de rendement irréalistes ?

Méfiez-vous des promesses de rendement supérieures à 5% brut dans les zones non premium. Un rendement attractif affiché cache souvent un prix de vente gonflé par rapport à la valeur réelle du bien, ou un loyer garanti sur une courte période uniquement (2 ou 3 ans), qui sera fortement revu à la baisse ensuite. Certains promoteurs pratiquent la technique de la « revente en bloc » : ils vendent la résidence entière à un investisseur institutionnel quelques années après la livraison, à un prix inférieur au prix de vente aux particuliers. Posez systématiquement ces questions :

  • Quel est le prix au m² pratiqué dans le secteur pour des biens similaires ?
  • Le loyer garanti est-il maintenu sur toute la durée du bail (9 ans minimum) ?
  • Existe-t-il un historique de performances pour d'autres résidences similaires du même exploitant ?
  • La liquidité à la revente est-elle limitée (délais de 6 à 18 mois, décote possible de 15% à 30%) ?

Quelles alternatives à l'achat d'une chambre d'hôtel ?

Si ce modèle vous semble présenter trop de contraintes, plusieurs alternatives méritent d’être étudiées :

  • Les SCPI hôtelières : ticket d'entrée dès 1 000€, diversification géographique, liquidité supérieure, mais frais de souscription de 8% à 12% et fiscalité des revenus fonciers
  • L'appartement classique en location meublée touristique (type Airbnb) : rentabilité potentielle 8% à 12%, contrôle total, mais gestion chronophage et réglementation contraignante
  • L'exploitation en propre d'une chambre d'hôtes ou petit hôtel : rentabilité élevée mais investissement personnel important et statut professionnel LMP obligatoire

Que faire en cas de difficultés avérées avec l'exploitant ?

Privilégiez d’abord les solutions amiables : courrier recommandé pour signaler les manquements, convocation d’une assemblée générale extraordinaire, demande de garanties complémentaires, médiation professionnelle. Si elles échouent, des recours judiciaires sont possibles : assignation en paiement des loyers impayés, demande de résiliation du bail, engagement de la responsabilité civile, désignation d’un administrateur judiciaire. Ces procédures sont toutefois longues (12 à 24 mois minimum) et coûteuses. En cas de bail résilié, le processus de recherche d’un nouvel exploitant nécessite l’accord de l’assemblée générale (majorité qualifiée), un appel d’offres, l’analyse des candidats et la négociation du nouveau bail. Comptez 6 à 12 mois minimum sans aucun loyer durant cette transition.

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Notre conclusion et l'accompagnement NEOGEST

L’achat d’une chambre d’hôtel peut constituer un investissement pertinent dans certaines conditions précises : vous recherchez un placement immobilier avec une gestion totalement déléguée, vous disposez d’une capacité d’épargne mensuelle suffisante pour compléter le cash-flow négatif des premières années, vous êtes éligible au dispositif Censi-Bouvard et souhaitez optimiser votre fiscalité, vous pouvez immobiliser votre capital sur une durée minimale de 9 ans, et vous privilégiez une résidence bien située exploitée par un opérateur reconnu.

Cet investissement comporte cependant des risques spécifiques à ne pas sous-estimer : dépendance forte à la solidité de l’exploitant, charges de copropriété élevées, liquidité limitée à la revente, rendement net souvent inférieur aux attentes initiales, engagement de longue durée avec pénalités en cas de sortie anticipée. Notre recommandation : ne concentrez pas plus de 20% à 30% de votre patrimoine immobilier dans ce type d’investissement, privilégiez la diversification, et faites-vous accompagner par des professionnels compétents dès le début du projet.

Comment NEOGEST accompagne les investisseurs en chambre d'hôtel ?

De l’analyse initiale du projet à la tenue de votre comptabilité en passant par l’optimisation fiscale, nos experts vous apportent leur expertise reconnue dans l’industrie hôtelière française. Notre approche associe expertise comptable, fiscalité hôtelière et connaissance fine du marché pour vous permettre de transformer cet investissement en un véritable levier patrimonial. Que vous souhaitiez analyser une opportunité d’acquisition, structurer la comptabilité de votre activité LMNP, ou anticiper les conséquences fiscales d’une revente, nos équipes sont à votre disposition pour un échange confidentiel et personnalisé.

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