NEOGEST, votre expert-comptable spécialisé dans le BTP
Artisans du bâtiment, PME du second œuvre, entreprises générales, travaux publics : nous accompagnons les dirigeants du BTP dans la TVA multi-taux, l’autoliquidation, la facturation à l’avancement et la conformité sociale du secteur.
Bien plus que de la comptabilité
Dans le BTP, nous ne nous contentons pas de produire les comptes annuels.
Notre rôle est d’accompagner les artisans, PME et groupes du bâtiment dans la compréhension et le pilotage de leur activité.
Nous connaissons les spécificités du secteur : TVA multi-taux (5,5 %, 10 %, 20 %), autoliquidation obligatoire en sous-traitance, facturation à l’avancement et retenue de garantie, comptabilité analytique par chantier, gestion CIBTP et carte BTP, vigilance face au travail dissimulé. Grâce à cette expertise métier, nous allons au-delà des obligations comptables pour sécuriser votre activité, fiabiliser vos chantiers et vous donner les indicateurs pour piloter votre rentabilité affaire par affaire.
Nos valeurs
Vous accompagner à chaque étape
Notre offre est conçue pour accompagner les entreprises du BTP à chaque étape de leur parcours.
Nous intervenons aussi bien sur la gestion quotidienne de votre activité que sur vos projets de développement, de rachat ou de transmission.
Notre rôle est de vous aider à piloter l’activité au quotidien — TVA, charges, trésorerie, obligations sociales et fiscales — tout en vous accompagnant dans les moments clés : création, ouverture d’un nouveau secteur, structuration de la croissance, acquisition, transmission ou cession. Grâce à une lecture fine de vos chiffres et à une expertise sectorielle forte, nous vous aidons à prendre les bonnes décisions et à valoriser votre activité dans la durée.
Échangeons sur votre entreprise du BTP.
Que vous souhaitiez créer, structurer, reprendre ou transmettre votre entreprise du bâtiment ou des travaux publics, parlons-en.
Des solutions conçues pour votre métier
Des solutions spécifiquement conçues pour les entreprises du bâtiment et des travaux publics.
TVA multi-taux du BTP
Application des taux 5,5 % (rénovation énergétique), 10 % (travaux sur habitation > 2 ans) et 20 % (neuf, locaux professionnels). Paramétrage des devis et factures, gestion des attestations client, sécurisation des déclarations mensuelles.
Autoliquidation sous-traitance
Facturation HT entre sous-traitant et donneur d'ordre, mentions obligatoires (article 283, 2 nonies du CGI), suivi des déclarations et formation des équipes pour éviter les erreurs coûteuses.
Facturation à l'avancement
Notes de situations mensuelles, suivi de l'avancement réel vs facturé, gestion comptable de la retenue de garantie (5 %), provisions pour litiges et contrôle du résultat par chantier.
Comptabilité analytique chantier
Marge réelle par affaire, coûts directs et indirects imputés, prévisionnel vs réalisé, alerte sur les dérives. Mise en place et formation à l'outil pour piloter la rentabilité affaire par affaire.
Gestion CIBTP, social et qualifications
Affiliation aux caisses CIBTP (congés et intempéries), déclarations trimestrielles, carte BTP, convention collective. Attestations URSSAF semestrielles, vigilance sous-traitants, dossiers Qualibat, RGE et appels d'offres publics et privés.
Le BTP : un secteur à forte intensité réglementaire, des enjeux financiers très spécifiques
Le bâtiment et les travaux publics représentent l’un des secteurs les plus complexes à gérer sur le plan comptable et fiscal. Avec plus de 400 000 entreprises en France, du micro-artisan à l’entreprise générale de plusieurs centaines de salariés, le secteur couvre des réalités très différentes mais partage des contraintes communes : TVA à plusieurs taux, autoliquidation obligatoire en sous-traitance, facturation à l’avancement sur les chantiers longs, retenue de garantie, garanties légales décennales et biennales, caisses de congés et d’intempéries spécifiques.
Dans ce contexte, une comptabilité généraliste ne suffit pas. Il faut des outils de pilotage adaptés, une connaissance précise du droit fiscal et social du BTP, et un interlocuteur qui comprend la logique économique d’un chantier : l’écart entre l’avancement réel et l’avancement facturé, la gestion du BFR sur les affaires longues, l’impact des sinistres et des garanties sur les provisions.
Les spécificités comptables et fiscales du BTP
La TVA dans le BTP : trois taux, des règles précises
La gestion de la TVA est l'une des sources les plus fréquentes d'erreur comptable dans le BTP, en raison de la coexistence de trois taux selon la nature des travaux et la destination des locaux :
| Taux | Travaux concernés |
|---|---|
| 5,5 % | Travaux d'amélioration de la qualité énergétique des logements achevés depuis plus de 2 ans : isolation, pompes à chaleur, fenêtres performantes, équipements d'énergie renouvelable (art. 278-0 bis A du CGI). Attestation client obligatoire. |
| 10 % | Travaux d'amélioration, transformation, aménagement et entretien portant sur des locaux à usage d'habitation achevés depuis plus de 2 ans (art. 279-0 bis du CGI). Attestation client obligatoire. |
| 20 % | Travaux sur immeubles neufs, travaux augmentant la surface de plancher de plus de 10 %, travaux sur locaux professionnels (bureaux, commerces), espaces verts, installation de chaudières à combustibles fossiles (depuis le 1er mars 2025). |
Un mauvais paramétrage du taux de TVA sur quelques devis ou factures peut générer des écarts significatifs sur vos déclarations mensuelles et exposer votre entreprise à un redressement fiscal. La vérification périodique du paramétrage et des attestations clients est une mission que nous intégrons dans notre accompagnement.
L'autoliquidation de TVA : un mécanisme obligatoire mal maîtrisé
L'autoliquidation de TVA en sous-traitance est l'une des règles les plus mal appliquées dans le BTP. Elle concerne tous les travaux de construction, réparation, nettoyage, entretien, transformation et démolition effectués sur un bien immobilier par un sous-traitant pour le compte d'un donneur d'ordre assujetti à la TVA (article 283, 2 nonies du CGI).
Le principe : le sous-traitant facture HT, sans collecter de TVA. C'est le donneur d'ordre qui déclare la TVA à la fois comme TVA collectée et comme TVA déductible. L'opération est neutre en trésorerie pour le donneur d'ordre, mais doit être correctement déclarée. Les erreurs les plus fréquentes : le sous-traitant qui facture avec TVA par erreur, le donneur d'ordre qui omet de déclarer, l'absence de la mention obligatoire « Autoliquidation » sur la facture. Ces erreurs peuvent représenter des sommes considérables.
La facturation à l'avancement et la retenue de garantie
Sur les chantiers de longue durée, la facturation se fait par situations mensuelles, sur la base de l'avancement des travaux. Comptablement, cette facturation nécessite un suivi rigoureux des produits constatés d'avance, des travaux en cours et des écarts entre l'avancement réel et l'avancement facturé. Un mauvais rattachement peut fausser le résultat de l'exercice.
La retenue de garantie (généralement 5 % du marché) conservée par le maître d'ouvrage jusqu'à la levée des réserves reste inscrite en compte 411 jusqu'à son règlement effectif. Une provision peut être nécessaire en cas de risque sur le recouvrement.
Les garanties légales et leurs implications comptables
Les entreprises du BTP sont soumises à trois garanties légales. La garantie de parfait achèvement (1 an) couvre les désordres signalés à la réception. La garantie biennale de bon fonctionnement (2 ans) concerne les éléments d'équipement dissociables. La garantie décennale (10 ans, article 1792 du Code civil) couvre les dommages compromettant la solidité de l'ouvrage ou le rendant impropre à sa destination.
Ces garanties impliquent la constitution de provisions pour risques et charges lorsque des litiges sont identifiés ou probables, et imposent la souscription d'une assurance RC décennale obligatoire avant toute ouverture de chantier. L'absence de cette assurance expose pénalement le dirigeant.
Les indicateurs de performance clés dans le BTP
La marge brute par chantier
Dans le BTP, la rentabilité moyenne cache souvent des situations très contrastées. Certains chantiers génèrent une marge confortable, d'autres sont déficitaires. Sans comptabilité analytique par affaire, ces écarts restent invisibles jusqu'au bilan.
La marge brute par chantier se calcule en déduisant du chiffre d'affaires l'ensemble des coûts directs (matières, main-d'œuvre, sous-traitance, location de matériel) et des coûts indirects imputés (encadrement, frais de structure). L'écart entre la marge prévisionnelle du devis et la marge réelle en fin de chantier est l'indicateur de suivi central.
Le taux d'avancement réel vs facturé
L'écart entre l'avancement réel d'un chantier et l'avancement facturé est un indicateur clé de la santé du BFR. Un avancement facturé inférieur au réel signifie que l'entreprise porte du travail non payé qui pèse sur sa trésorerie. À l'inverse, un avancement supérieur au réel génère une dette vis-à-vis du client.
Le suivi mensuel de cet écart, chantier par chantier, est indispensable pour piloter la trésorerie et anticiper les tensions.
Le ratio masse salariale / chiffre d'affaires
Dans le BTP, la masse salariale représente entre 25 et 40 % du chiffre d'affaires selon les métiers. C'est le premier levier de rentabilité. Un ratio en dérive signale généralement un sous-devis initial ou un dépassement des heures prévues lié à des aléas de chantier.
Le suivi de ce ratio, ventilé par chantier et par type de travaux, permet d'ajuster les grilles tarifaires et de mieux calibrer les devis futurs.
Créer, reprendre ou développer une entreprise du BTP : les enjeux clés
Les étapes décisives de votre projet, abordées en détail.
Créer une entreprise du BTP : choix de la structure et premiers paramètrages
La création d'une entreprise du BTP soulève d'emblée des choix structurants. Le choix de la forme juridique (EI, EURL, SARL, SAS) conditionne le régime social du dirigeant, la fiscalité des bénéfices et la capacité à s'associer ultérieurement.
Sur le plan fiscal, le paramétrage TVA est critique dès le départ : l'entreprise doit être correctement configurée pour appliquer les taux 5,5 %, 10 % et 20 % selon la nature des travaux, et pour gérer l'autoliquidation dès la première sous-traitance.
L'affiliation aux caisses CIBTP est obligatoire et doit intervenir dès le premier salarié. La souscription de l'assurance RC décennale est un préalable à toute ouverture de chantier. Son absence est une faute caractérisée pénalement.
Structurer la croissance : comptabilité analytique et appels d'offres
Lorsqu'une entreprise du BTP franchit le cap de quelques chantiers simultanés, la comptabilité générale ne suffit plus pour piloter. Il faut mettre en place une comptabilité analytique par chantier qui permet de suivre la marge réelle affaire par affaire.
Sur le plan commercial, l'accès aux marchés publics et aux grands chantiers privés impose de disposer d'une comptabilité certifiée, de bilans propres, d'attestations fiscales et sociales à jour, et parfois de qualifications professionnelles (Qualibat, RGE). La structuration en groupe (holding + filiales) peut devenir pertinente pour optimiser la fiscalité, isoler les risques et préparer une éventuelle transmission.
Reprendre une entreprise du BTP : les points de vigilance avant la signature
La qualité du carnet de commandes est le premier indicateur à analyser. Un carnet bien garni mais composé de chantiers à marge faible peut masquer une situation précaire. L'analyse des marges par chantier sur les exercices passés est indispensable.
L'état des qualifications et certifications conditionne la capacité à répondre à certains marchés. Les contrats en cours se transmettent avec l'entreprise, y compris les éventuels litiges chantiers et les garanties décennales en cours. Un audit des provisions pour risques est indispensable.
L'état social mérite une attention particulière : ancienneté des salariés, contentieux prud'homaux, niveaux de rémunération par rapport à la convention collective applicable.
La valorisation d'une entreprise du BTP : comment se fixe le prix ?
La méthode la plus répandue est le multiple de l'EBE, qui varie généralement entre 2 et 5 fois selon la rentabilité, la récurrence du carnet de commandes, la dépendance au dirigeant et la qualité des équipes. Le multiple du chiffre d'affaires varie en général entre 30 et 70 % du CA annuel HT.
Des éléments spécifiques influencent la valeur : la nature du carnet de commandes (marchés publics pluriannuels vs chantiers ponctuels), les qualifications et certifications détenues, la réputation auprès des donneurs d'ordre, et la capacité de l'équipe à fonctionner sans le dirigeant. La valorisation du matériel d'exploitation fait l'objet d'une expertise séparée.
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Questions fréquentes
Les erreurs les plus fréquentes sont : appliquer le taux 10 % sur des travaux relevant du taux 20 % (neuf ou locaux professionnels) faute d’attestation client ; omettre la mention « Autoliquidation » sur les factures de sous-traitance ; ne pas vérifier que le client a signé l’attestation de locaux d’habitation achevés depuis plus de 2 ans. Pour les éviter, nous paramétrons vos modèles de devis et factures, formons vos équipes et contrôlons périodiquement la cohérence de vos déclarations.
Les entreprises du BTP doivent : s’affilier aux caisses CIBTP dès le premier salarié et effectuer des déclarations trimestrielles ; obtenir et renouveler la carte d’identification professionnelle BTP pour chaque salarié ; appliquer la convention collective du bâtiment ou des travaux publics ; vérifier tous les 6 mois les attestations de vigilance URSSAF de leurs sous-traitants pour éviter la solidarité financière en cas de travail dissimulé.
Les marchés publics exigent typiquement : les trois derniers bilans et comptes de résultat certifiés ; une attestation de régularité fiscale et sociale à jour ; les qualifications professionnelles Qualibat ou RGE selon la nature des travaux ; les attestations d’assurance décennale et RC ; une capacité financière suffisante. Une comptabilité bien tenue et des documents administratifs à jour sont des conditions de participation. Nous préparons ces dossiers avec vous.
La rentabilité réelle d’un chantier se calcule en déduisant de son chiffre d’affaires l’ensemble des coûts directs (matières premières, main-d’œuvre productive, sous-traitance, location de matériel) et des coûts indirects imputés (encadrement, frais de structure, amortissements). L’écart entre cette marge réelle et la marge prévisionnelle du devis permet d’identifier les sources de dérive et d’améliorer les devis futurs. Nous mettons en place cette comptabilité analytique chantier et vous formons à son suivi.
La garantie de parfait achèvement (1 an, article 1792-6 du Code civil) couvre les désordres signalés à la réception ou apparus dans l’année. La garantie biennale de bon fonctionnement (2 ans, article 1792-3) concerne les éléments d’équipement dissociables (volets, robinetterie, etc.). La garantie décennale (10 ans, article 1792) couvre les dommages compromettant la solidité de l’ouvrage ou le rendant impropre à sa destination. Seule la décennale nécessite une assurance obligatoire. Ces trois garanties peuvent générer des provisions comptables lorsque des litiges sont identifiés.
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