Simulateur : l’indemnité légale de licenciement
Combien doit-on verser à un salarié licencié, au minimum ? Ce simulateur applique le calcul du code du travail : un quart de mois de salaire par année d’ancienneté jusqu’à 10 ans, un tiers de mois au-delà, années incomplètes comprises.
Saisissez les dates et les salaires : l’indemnité s’affiche immédiatement, avec le détail du calcul. Vérifiez ensuite votre convention collective, qui peut prévoir davantage.
Simulateur : indemnité légale de licenciement
Code du travail, 2026Comment utiliser ce simulateur
Indiquez la date d’entrée du salarié et la date de fin de son contrat, c’est-à-dire la fin du préavis, qu’il soit effectué ou non. Déduisez, en mois, les absences qui ne comptent pas dans l’ancienneté, comme un arrêt maladie non professionnel. Saisissez ensuite le salaire brut moyen des 12 derniers mois et, si elle est plus favorable, la moyenne des 3 derniers mois : le simulateur retient automatiquement la plus élevée.
Le résultat détaille l’ancienneté retenue, le salaire de référence et les deux parts du calcul : avant et après 10 ans. Il s’agit du minimum légal. Comparez-le à l’indemnité de votre convention collective, puis retenez la plus favorable au salarié.
Ce qu'il faut retenir
- 8 mois minimum : l’indemnité légale est due au salarié en CDI licencié qui a au moins 8 mois d’ancienneté ininterrompue, sauf faute grave ou lourde.
- 1/4 puis 1/3 de mois : un quart de mois de salaire par année jusqu’à 10 ans, puis un tiers de mois par année au-delà. Les années incomplètes comptent au prorata des mois.
- Le meilleur des deux salaires : le salaire de référence est la moyenne des 12 derniers mois ou, si c’est plus favorable, celle des 3 derniers mois, primes annuelles comptées au prorata.
- La convention collective peut prévoir plus : elle s’applique si elle est plus favorable. Vérifiez-la toujours, ainsi que le contrat de travail.
- Même minimum en rupture conventionnelle : l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à l’indemnité légale de licenciement.
Combien coûte un licenciement en indemnité légale ?
Pour un salarié payé 2 500 € brut par mois, l’indemnité légale de licenciement est de 3 125 € après 5 ans d’ancienneté, 6 250 € après 10 ans et 10 417 € après 15 ans. Au-delà de 10 ans, chaque année compte pour un tiers de mois au lieu d’un quart.
| Ancienneté | Salaire 2 000 € | Salaire 2 500 € | Salaire 3 500 € |
|---|---|---|---|
| 2 ans | 1 000 € | 1 250 € | 1 750 € |
| 5 ans | 2 500 € | 3 125 € | 4 375 € |
| 10 ans | 5 000 € | 6 250 € | 8 750 € |
| 15 ans | 8 333 € | 10 417 € | 14 583 € |
| 20 ans | 11 667 € | 14 583 € | 20 417 € |
Un simulateur donne un ordre de grandeur. Dans l’hôtellerie et la restauration, lisez notre article sur les indemnités de fin de contrat dans les HCR. Pour un calcul sécurisé et les documents de fin de contrat, voyez notre service paie ou demandez un devis : nous répondons sous 24 h ouvrées.
Vous envisagez plutôt une rupture d’un commun accord ? Notre simulateur de rupture conventionnelle calcule l’indemnité minimale, la contribution patronale de 40 %, le net du salarié et le calendrier d’homologation.
Le salarié licencié peut ensuite estimer ses droits avec notre simulateur d’allocation chômage (ARE).
Questions fréquentes
Elle est égale à un quart de mois de salaire par année d’ancienneté jusqu’à 10 ans, puis à un tiers de mois par année au-delà. Pour 15 ans d’ancienneté et un salaire de 3 000 €, cela donne 7 500 € pour les 10 premières années et 5 000 € pour les 5 suivantes, soit 12 500 €.
Au moins 8 mois d’ancienneté ininterrompue chez le même employeur, en CDI. L’indemnité n’est pas due en cas de faute grave ou lourde.
La formule la plus avantageuse pour le salarié : soit la moyenne des 12 derniers mois précédant la notification du licenciement, soit la moyenne des 3 derniers mois. Dans ce cas, une prime annuelle n’est retenue que pour un quart.
Oui. L’ancienneté s’apprécie à la fin du contrat, c’est-à-dire à la fin du préavis, même si le salarié est dispensé de l’effectuer.
L’indemnité légale ou conventionnelle n’est pas imposable pour le salarié. Les montants supérieurs suivent des règles particulières de plafonds, fiscaux et sociaux, à vérifier au cas par cas.