Simulateur chômage 2026 : calcul de l’allocation ARE, de la durée et de la date de versement

L’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) remplace une partie du salaire après un licenciement, une rupture conventionnelle, une fin de CDD ou une démission reconnue légitime. Son montant dépend du salaire journalier de référence, sa durée du nombre de jours travaillés et son point de départ des indemnités perçues à la fin du contrat. En 2026, deux nouveautés comptent : aucune revalorisation au 1er juillet, et une durée ramenée à 15 mois avant 55 ans pour les ruptures conventionnelles dont le contrat prend fin à compter du 1er septembre 2026.

Ce simulateur applique les règles de l’assurance chômage en vigueur : calcul du salaire journalier en jours calendaires, allocation la plus favorable entre 40,4 % plus la partie fixe et 57 %, retenues sociales, dégressivité pour les hauts revenus, différés et délai d’attente, durée selon l’âge et cumul avec une activité reprise. Il donne l’allocation nette mensuelle, la date du premier versement et la date de fin des droits, et rappelle la situation particulière des dirigeants de société.

Vous créez ou reprenez une entreprise pendant votre chômage ? Le simulateur compare aussi les deux options de France Travail en 2026 : l’ARCE, qui verse en capital 60 % des droits restants, moins 3 % de retraite complémentaire, en deux fois à six mois d’intervalle et à condition d’avoir obtenu l’ACRE, et le maintien de l’ARE, diminuée chaque mois de 70 % de votre rémunération de dirigeant. Depuis le 1er avril 2025, ce maintien s’arrête lui aussi une fois 60 % des droits restants versés : le choix se joue sur la trésorerie au démarrage et sur la rémunération prévue. Pour choisir votre statut, utilisez notre simulateur de choix de la forme juridique ou notre accompagnement à la création d’entreprise.

Allocation chômage 2026 : après la fin du contrat, les différés et le délai d’attente de 7 jours s’écoulent sur une frise, puis l’allocation est versée chaque mois, avec une marche de dégressivité au 7e mois pour les hauts salaires Allocation chômage de la fin du contrat à la fin des droits Différés 7 j Mois 1 à 6 Mois 7 et + - 30 % versement mensuel sur 30 jours Le calcul 57 % du SJR ou 40,4 % + 13,18 € 15 mois rupture conventionnelle €

Simulateur : allocation chômage (ARE)

Règles 2026
Dernier jour du contrat, préavis compris.
Hors primes, avant prélèvement à la source.
Mois couverts par un contrat de travail, jusqu’à la fin du contrat.
13e mois, primes d’objectifs… versées pendant ces mois.
0 si vous avez travaillé sans interruption.
Indemnités versées à la fin du contrat
Seule la part au-delà de l’indemnité légale crée un différé. Pour la calculer : simulateur d’indemnité de licenciement.
Congés non pris payés avec le solde de tout compte.
Inscription, CSG et reprise d’activité
Par défaut, le lendemain de la fin du contrat.
Selon le revenu fiscal de référence de votre foyer.
CDD, intérim ou temps partiel pendant l’indemnisation.
Allocation nette par mois…
Votre calendrier
Calcul de l’allocation
Ce que vous percevez
Besoin d’aide pour une fin de contrat ?
Solde de tout compte, attestation employeur, indemnités et différés, choix entre rupture conventionnelle et licenciement : nous sécurisons la sortie du salarié et ses droits au chômage.
Estimation selon le règlement d’assurance chômage en vigueur en 2026 (France métropolitaine, temps plein) : allocation la plus favorable entre 40,4 % du salaire journalier de référence plus 13,18 € et 57 %, au minimum 32,13 € et au plus 75 % du salaire journalier, plafond de 300,21 € par jour (salaire retenu limité à 16 020 € par mois), montants inchangés au 1er juillet 2026. Durée égale aux jours calendaires de la période, jours sans contrat limités à 70 % des jours travaillés, coefficient de 0,75, entre 182 jours et 548, 685 ou 822 jours selon l’âge ; 456 jours avant 55 ans et 624 jours ensuite pour une rupture conventionnelle à compter du 1er septembre 2026. Dégressivité de 30 % au 183e jour avant 55 ans au-delà de 92,57 € par jour. Différé spécifique : part supra-légale divisée par 111,8, 150 jours au plus (75 en licenciement économique) ; différé congés payés de 30 jours au plus ; délai d’attente de 7 jours. Retenues : retraite complémentaire de 3 % du salaire journalier, CSG et CRDS sur 98,25 % de l’allocation, non dues sous 61 € par jour et limitées pour ne pas faire descendre l’allocation sous ce seuil (règle d’écrêtement simplifiée). Versement mensuel sur 30 jours. Création ou reprise d’entreprise : ARCE égale à 60 % des droits restants au début d’activité, moins 3 % de retraite complémentaire, versée en deux fois à 6 mois d’intervalle, sous réserve de l’ACRE ; maintien de l’ARE diminuée de 70 % de la rémunération (chiffre d’affaires après abattement en micro-entreprise), arrêté à 60 % des droits restants pour les droits ouverts depuis le 1er avril 2025 ; capital calculé sur l’allocation du jour de début d’activité, CSG et impôt sur l’ARCE non chiffrés. Arrondis des différés et du cumul indicatifs. Seule une étude de votre dossier fait foi.
Demander une étude

Comment utiliser ce simulateur

Indiquez la date de fin du contrat, préavis compris, votre âge à cette date et le motif de la rupture. Saisissez ensuite votre salaire brut mensuel moyen et le nombre de mois travaillés sur les 24 derniers mois (36 à partir de 55 ans), tous employeurs confondus, puis les primes versées sur la période et les éventuels jours sans contrat entre deux emplois.

Dans « Indemnités versées à la fin du contrat », renseignez l’indemnité de rupture totale et son minimum légal : la différence crée le différé spécifique. Ajoutez l’indemnité compensatrice de congés payés du solde de tout compte. Le volet « Inscription, CSG et reprise d’activité » permet de fixer une date d’inscription plus tardive, votre taux de CSG et le salaire d’un emploi repris.

Vous lancez une activité ? Cochez « Je crée ou je reprends une entreprise », puis indiquez la date de début d’activité, votre statut (président de SAS ou SASU, gérant majoritaire de SARL ou EURL ou entrepreneur individuel relevant des TNS, micro-entrepreneur) et la rémunération mensuelle prévue, ou le chiffre d’affaires et la nature de l’activité pour une micro-entreprise. Précisez si vous avez demandé l’ACRE et si vous avez besoin de trésorerie : le simulateur chiffre l’ARCE et ses deux dates de versement, le maintien de l’ARE mois par mois jusqu’au plafond de 60 %, puis recommande l’option la plus adaptée.

Les résultats se mettent à jour à chaque saisie : allocation nette par mois, calendrier des différés, détail du calcul, versements avant et après dégressivité et effet d’une reprise d’activité.

Ce qu'il faut retenir

  • Pas de hausse en 2026 : Les montants restent ceux du 1er juillet 2025 : partie fixe de 13,18 €, allocation minimale de 32,13 € et maximum de 300,21 € brut par jour.
  • 15 mois après une rupture conventionnelle : Pour une fin de contrat à compter du 1er septembre 2026, la durée est limitée à 456 jours avant 55 ans et 624 jours ensuite, contre 548 à 822 jours dans les autres cas.
  • Des différés à anticiper : La part supra-légale divisée par 111,8 retarde le versement de 150 jours au plus, puis s’ajoutent jusqu’à 30 jours de congés payés et 7 jours d’attente.
  • Dégressivité avant 55 ans : Au-delà de 92,57 € brut par jour, l’allocation baisse de 30 % au 7e mois, sans passer sous ce plancher ; rien ne change à partir de 55 ans.
  • ARCE ou maintien : 60 % des droits : En 2026, l’ARCE verse 60 % des droits restants en deux fois, moins 3 % de retraite complémentaire ; le maintien de l’ARE s’arrête aussi à 60 % des droits restants, sauf dérogation si l’activité ne procure aucun revenu.

Combien toucherez-vous au chômage en 2026 ?

Pour un salarié de 40 ans licencié après 24 mois à 3 000 € brut par mois, l’allocation chômage atteint 56,22 € brut par jour, soit environ 1 598 € net par mois pendant 18 mois. Après une rupture conventionnelle à compter du 1er septembre 2026, le même montant n’est versé que pendant 15 mois.

Salaire brut mensuelAllocation brute par jourNet par moisDurée (licenciement)
2 000 €39,74 €1 133 €18 mois
3 000 €56,22 €1 598 €18 mois
4 500 €84,33 €2 230 €18 mois
6 500 €121,81 €3 221 € puis 2 402 €18 mois, dégressivité au 7e mois
Hypothèses : fin de contrat le 30 novembre 2026, 24 mois travaillés sans interruption, sans prime, salarié de moins de 55 ans, CSG au taux normal, retraite complémentaire de 3 % déduite, versement sur 30 jours, montants Unédic en vigueur au 1er juillet 2026.

ARCE ou maintien de l’ARE : que choisir quand on crée son entreprise en 2026 ?

Pour un salarié de 40 ans sorti par rupture conventionnelle (3 000 € brut par mois, 24 mois) qui crée sa société le 1er février 2027, l’ARCE atteint 13 121 €, versés en deux fois 6 560 €. Le maintien de l’ARE rapporte jusqu’à 13 526 € brut si la rémunération du dirigeant reste faible, mais s’étale sur plusieurs années vers 2 000 € par mois et tombe à zéro à partir de 2 370 € environ.

Rémunération brute prévueARE maintenue le 1er moisTotal du maintienARCE (2 versements)
0 €1 687 €13 526 € en 9 mois13 121 €
1 000 €1 012 €13 526 € en 14 mois13 121 €
2 000 €281 €13 526 € en 49 mois13 121 €
3 000 €0 €0 €13 121 €
Hypothèses : fin de contrat le 30 novembre 2026, 401 jours de droits restants à 56,22 € brut par jour au 1er février 2027, président de SAS, ACRE obtenue, ARCE nette de la retenue de 3 % et maintien plafonné à 60 % des droits restants (règles applicables aux droits ouverts depuis le 1er avril 2025), montants Unédic en vigueur au 1er juillet 2026.

Le chômage se prépare dès la négociation de la sortie : le montant de l’indemnité, sa part supra-légale et la date de fin du contrat changent le point de départ et la durée des droits. Avant de signer, chiffrez l’indemnité avec notre simulateur de rupture conventionnelle ou notre simulateur d’indemnité de licenciement, et vérifiez le salaire brut avec le calcul du salaire. Dans les hôtels, cafés et restaurants, relisez notre article sur les indemnités de fin de contrat dans les HCR. Pour le solde de tout compte, l’attestation employeur et la sécurisation de la procédure, notre service paie et gestion sociale accompagne les restaurants, hôtels et professions libérales à Paris, et les créateurs qui hésitent entre ARCE et maintien de l’ARE peuvent comparer les statuts avec notre simulateur de choix de la forme juridique et s’appuyer sur notre page création d’entreprise. Pour une étude de votre situation, demandez un devis.

FAQ

Questions fréquentes

France Travail calcule d’abord le salaire journalier de référence : total des salaires bruts des 24 derniers mois (36 mois à partir de 55 ans), primes comprises, divisé par le nombre de jours calendaires entre le premier jour du premier contrat et la fin du dernier. L’allocation brute est la plus favorable entre 40,4 % de ce salaire plus 13,18 € et 57 %, avec un minimum de 32,13 € et au plus 75 % du salaire journalier. Pour 3 000 € brut par mois sur 24 mois, le salaire journalier vaut 98,63 € et l’allocation 56,22 € brut par jour.

Non. L’Unédic n’a pas revalorisé les allocations au 1er juillet 2026, une première depuis dix ans. La partie fixe reste à 13,18 €, l’allocation minimale à 32,13 € par jour et le plancher de dégressivité à 92,57 €. L’allocation maximale est de 300,21 € brut par jour, car le salaire retenu est plafonné à 16 020 € par mois.

Pour une fin de contrat à compter du 1er septembre 2026, la durée est limitée à 15 mois (456 jours) avant 55 ans et à 20,5 mois (624 jours) à partir de 55 ans, contre 18, 22,5 ou 27 mois pour un licenciement ou une fin de CDD. À partir de 55 ans, un allongement peut être demandé à France Travail, jusqu’à 685 ou 822 jours selon l’âge. La rupture conventionnelle collective n’est pas concernée.

La durée part du nombre de jours calendaires de la période travaillée, jours sans contrat compris dans la limite de 70 % des jours travaillés, multiplié par le coefficient de 0,75 appliqué tant que le marché du travail est jugé favorable. Elle est d’au moins 182 jours et d’au plus 548 jours avant 55 ans, 685 jours à 55 et 56 ans et 822 jours à partir de 57 ans. Après 24 mois de travail continu, on obtient 730 x 0,75 = 548 jours, soit 18 mois.

Après trois délais successifs : le différé spécifique, égal à la part des indemnités de rupture au-delà du minimum légal divisée par 111,8 en 2026, dans la limite de 150 jours (75 jours en licenciement économique) ; le différé congés payés, égal à l’indemnité de congés payés divisée par le salaire journalier de référence, dans la limite de 30 jours ; enfin le délai d’attente de 7 jours. Avec 10 000 € de supra-légal et 2 000 € de congés payés pour un salaire de 3 000 €, l’attente est de 89 + 20 + 7 = 116 jours.

Les allocataires de moins de 55 ans à la fin du contrat dont l’allocation dépasse 92,57 € brut par jour, soit un salaire brut supérieur à environ 4 940 € par mois. À partir du 183e jour indemnisé, l’allocation baisse de 30 % sans descendre sous 92,57 €. Pour 6 500 € brut par mois, elle passe de 121,81 € à 92,57 € par jour, soit de 3 221 € à 2 402 € net par mois.

Pas au titre de son mandat social. Il n’y a droit que s’il cumule un contrat de travail réel avec la société : fonctions techniques distinctes, rémunération propre et lien de subordination, ce qui exclut le gérant majoritaire de SARL et le président majoritaire de SAS. France Travail peut étudier la situation à l’avance. Sinon, seule une assurance chômage privée du dirigeant, comme la GSC, souscrite bien avant la perte de mandat, peut l’indemniser.

L’ARCE verse en capital 60 % des droits restants au début d’activité, moins 3 % de retraite complémentaire : la moitié au démarrage, au plus tôt à la fin des différés, et le solde six mois plus tard si l’activité continue et que vous n’occupez pas un CDI à temps plein. Elle suppose d’avoir obtenu l’ACRE, à demander à l’Urssaf dans les 60 jours depuis le 1er janvier 2026. Le maintien verse chaque mois l’ARE diminuée de 70 % de votre rémunération, ou du chiffre d’affaires après abattement en micro-entreprise, et s’arrête depuis le 1er avril 2025 une fois 60 % des droits restants versés. Avec 401 jours restants à 56,22 €, l’ARCE vaut 13 121 € et le maintien jusqu’à 13 526 € brut : l’ARCE convient à un besoin de trésorerie ou à une rémunération élevée, le maintien à une rémunération faible ou nulle. Le choix est définitif.

Oui, en principe : sans rémunération, l’ARE acquise dans l’emploi salarié précédent est versée en totalité chaque mois, sur justificatif (décision des associés, attestation de l’expert-comptable), car le mandat de président n’ouvre ni ne supprime de droit au chômage. Depuis le 1er avril 2025, ce versement s’arrête toutefois quand 60 % des droits restants à la création sont consommés ; la suite peut être accordée par l’instance paritaire régionale de France Travail si l’activité continue sans aucun revenu, dividendes compris. Les dividendes ne réduisent pas l’allocation mensuelle. À faire confirmer par France Travail selon votre dossier.

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