Simulateur impôt sur les sociétés 2026 : calcul de l’IS, taux réduit de 15 %, acomptes et dividendes
L’impôt sur les sociétés (IS) frappe le bénéfice fiscal des SAS, SASU, SARL, EURL et des entreprises qui ont opté pour ce régime. En 2026, les taux ne changent pas : 25 % en principe, et 15 % sur les 42 500 premiers euros de bénéfice pour les PME dont le chiffre d’affaires est inférieur à 10 M€ et dont le capital, entièrement libéré, est détenu à 75 % au moins par des personnes physiques. La loi de finances pour 2026 a seulement prorogé d’un an la contribution exceptionnelle des plus grandes entreprises, avec un seuil relevé à 1,5 Md€ de chiffre d’affaires.
Ce simulateur calcule l’impôt à partir du résultat fiscal ou du résultat comptable corrigé des réintégrations et déductions, impute les déficits antérieurs dans la limite légale, ajoute la contribution sociale de 3,3 % et la contribution exceptionnelle lorsqu’elles sont dues, puis établit l’échéancier des quatre acomptes et du solde selon votre date de clôture. Il compare enfin la distribution du bénéfice en dividendes, soumise au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026, et sa mise en réserve.
Simulateur : impôt sur les sociétés
Taux 2026Exercice et acomptes
Distribution des bénéfices
Comment utiliser ce simulateur
Choisissez votre point de départ. Avec « Résultat fiscal », saisissez directement le bénéfice imposable (montant négatif en cas de déficit). Avec « Résultat comptable », indiquez le résultat avant impôt, puis les réintégrations (charges non déductibles comme les amendes ou la part excédentaire des amortissements de véhicules) et les déductions (produits non imposables). Ajoutez les déficits antérieurs restant à reporter et le chiffre d’affaires hors taxes, celui du groupe si votre société est détenue par une autre société.
Cochez les deux conditions de capital : entièrement libéré, et détenu à 75 % au moins par des personnes physiques, directement ou par des sociétés qui les remplissent elles-mêmes. Dans « Exercice et acomptes », choisissez la date de clôture, la durée de l’exercice et, si vous la connaissez, le résultat de l’exercice précédent, qui sert de base aux acomptes. Cochez « Premier exercice » pour une société nouvelle.
Le volet « Distribution des bénéfices » permet de fixer la part du bénéfice net versée en dividendes. Les alertes signalent le dépassement du seuil de 42 500 €, la perte du taux réduit, le plafonnement des déficits et les contributions additionnelles.
Ce qu'il faut retenir
- 15 % puis 25 % : Le taux réduit de 15 % s’applique jusqu’à 42 500 € de bénéfice par période de 12 mois, le taux normal de 25 % au-delà : l’IS atteint 20 750 € pour 100 000 € de bénéfice.
- Trois conditions cumulatives : Chiffre d’affaires inférieur à 10 M€ (groupe compris), capital entièrement libéré et détenu à 75 % au moins par des personnes physiques : à défaut, tout le bénéfice est imposé à 25 %.
- Quatre acomptes et un solde : Pour un exercice clos le 31 décembre, acomptes de 25 % de l’impôt précédent les 15 mars, 15 juin, 15 septembre et 15 décembre, solde au 15 mai. Aucun acompte sous 3 000 € d’impôt.
- Dividendes à 31,4 % : Le prélèvement forfaitaire unique passe à 31,4 % en 2026 : 100 000 € de bénéfice laissent 79 250 € après IS et 54 366 € nets si tout est distribué.
Combien d’impôt sur les sociétés payer en 2026 ?
Une PME éligible au taux réduit paie 15 % sur les 42 500 premiers euros de bénéfice et 25 % au-delà : pour 100 000 € de bénéfice, l’IS 2026 s’élève à 20 750 €, soit un taux effectif de 20,8 %. Sans les conditions du taux réduit, le même bénéfice supporte 25 000 €.
| Bénéfice imposable | IS 2026 (PME) | Taux effectif | Acompte trimestriel suivant |
|---|---|---|---|
| 30 000 € | 4 500 € | 15,0 % | 1 125 € |
| 42 500 € | 6 375 € | 15,0 % | 1 594 € |
| 100 000 € | 20 750 € | 20,8 % | 5 188 € |
| 250 000 € | 58 250 € | 23,3 % | 14 563 € |
L’impôt sur les sociétés se pilote avant la clôture : une charge utile engagée à temps, la rémunération du dirigeant, la libération du capital ou la modulation des acomptes changent l’impôt et la trésorerie de l’année. Pour arbitrer entre rémunération et dividendes, comparez les statuts avec notre simulateur de choix de la forme juridique et nos simulateurs de revenus TNS. Hôtels, restaurants ou professions libérales en société : notre équipe de pilotage d’entreprise prépare votre clôture, votre liasse et vos acomptes. Pour une estimation sur votre dossier, demandez un devis.
Questions fréquentes
Le taux normal reste de 25 %. Les PME bénéficient d’un taux réduit de 15 % sur la fraction du bénéfice qui ne dépasse pas 42 500 € par période de 12 mois. La loi de finances pour 2026 n’a modifié ni ces taux ni ce seuil. Pour 100 000 € de bénéfice, l’impôt vaut 6 375 € (15 % de 42 500 €) plus 14 375 € (25 % de 57 500 €), soit 20 750 €.
Trois conditions cumulatives : un chiffre d’affaires hors taxes inférieur à 10 M€, ramené à 12 mois, un capital entièrement libéré et un capital détenu de manière continue à 75 % au moins par des personnes physiques, directement ou par des sociétés qui remplissent elles-mêmes ces conditions. Depuis une décision du Conseil d’État du 13 mars 2025, le chiffre d’affaires d’une société détenue par une autre s’apprécie au niveau de tout le groupe, même sans intégration fiscale : l’administration a invité les sociétés concernées à régulariser leurs exercices 2023 et 2024 avant le 20 mai 2026.
Les acomptes sont versés les 15 mars, 15 juin, 15 septembre et 15 décembre. Pour un exercice clos le 31 décembre 2026, ce sont les quatre dates de 2026, et le solde est payé au plus tard le 15 mai 2027 ; pour une autre date de clôture, le solde est dû le 15 du 4e mois qui suit. Chaque acompte vaut 25 % de l’impôt de l’exercice précédent, soit 3,75 % du bénéfice taxé à 15 % et 6,25 % du bénéfice taxé à 25 %. Aucun acompte n’est dû la première année ni lorsque l’impôt de l’exercice précédent est inférieur à 3 000 €.
Un déficit se reporte en avant sans limite de durée. Chaque année, il s’impute dans la limite de 1 M€ plus 50 % du bénéfice qui dépasse 1 M€ : avec 5 M€ de bénéfice, 3 M€ de déficits au plus peuvent être imputés. Sur option, le déficit peut aussi être reporté en arrière sur le bénéfice de l’exercice précédent, dans la limite de 1 M€ : il crée une créance égale à 25 % du déficit reporté, imputable sur l’IS des cinq exercices suivants puis remboursable.
Elle s’ajoute à l’impôt lorsque l’IS dépasse 763 000 € par période de 12 mois : elle est égale à 3,3 % de l’IS diminué de cet abattement. Les sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 7,63 M€ et dont le capital, entièrement libéré, est détenu à 75 % au moins par des personnes physiques en sont exonérées. Elle se paie par acomptes aux mêmes dates que l’IS.
Oui, pour les très grandes entreprises seulement. La loi de finances pour 2026 l’a prorogée sur un second exercice clos à compter du 31 décembre 2025, avec un seuil relevé à 1,5 Md€ de chiffre d’affaires. Son taux est de 20,6 % (41,2 % à partir de 3 Md€), appliqué à la moyenne de l’IS de l’exercice et du précédent, avec un lissage dans les tranches de 100 M€ au-dessus des seuils. Elle se paie par un versement anticipé de 98 % à la date du dernier acompte.
La mise en réserve ne coûte que l’IS : la trésorerie reste dans la société pour investir ou rembourser un emprunt. La distribution ajoute le prélèvement forfaitaire unique, porté à 31,4 % en 2026 (12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux). Sur 100 000 € de bénéfice d’une PME, il reste 79 250 € après IS, puis 54 366 € nets pour les associés si tout est distribué, soit un prélèvement global de 45,6 %.