Simulateur 2026 : choisir son statut en profession libérale (micro-BNC, EI ou SEL)

Médecin, infirmier, kiné, dentiste, sage-femme, avocat, expert-comptable, architecte ou consultant : le statut que vous choisissez détermine le montant de vos cotisations, de vos impôts et, au bout du compte, ce qui vous reste. En 2026, la réforme de l’assiette sociale des indépendants (une base unique avec un abattement de 26 %) et la hausse du prélèvement forfaitaire unique à 31,4 % ont changé l’équilibre entre exercice individuel et société d’exercice libéral.

Ce simulateur compare, pour votre profession et votre caisse (CARMF, CARCDSF, CARPIMKO, CNBF, CAVEC, CIPAV ou Sécurité sociale des indépendants), le revenu net disponible en micro-BNC, en entreprise individuelle à la déclaration contrôlée 2035, en EI à l’impôt sur les sociétés, en SELARL avec un gérant majoritaire et en SELAS avec un président assimilé salarié. Il recherche la meilleure répartition entre rémunération et dividendes et signale ce que vous perdez en protection sociale.

Carrefour avec un panneau indicateur à trois flèches, Micro-BNC, EI 2035 et SEL, devant une balance qui pèse cotisations et dividendes, et une sacoche de professionnel libéral avec un stéthoscope SEL EI 2035 Micro-BNC cotisations dividendes € Quel statut en 2026 ?

Simulateur : quel statut pour votre activité libérale ?

Paramètres 2026
Honoraires encaissés, hors TVA éventuelle.
Loyer, véhicule, matériel, assurances… hors cotisations sociales personnelles.
Parent seul : demi-part de parent isolé comprise.
Salaire du conjoint, revenus fonciers… nets imposables.
Paramètres de la société (IS)
« Optimisée » cherche la rémunération qui maximise votre revenu net disponible.
Base de la règle des 10 % pour le gérant majoritaire.
Bilan et liasse IS, juridique annuel, frais bancaires : à ajuster selon votre devis.
Tout le bénéfice après impôt sur les sociétés est supposé distribué, pour comparer les statuts à périmètre égal.
Statut le plus favorable…
Revenu net disponible par statut
Tableau comparatif
Détail du calcul
Le meilleur statut selon le niveau de recettes
Besoin d’aide pour choisir votre statut ?
Micro-BNC, 2035 ou société d’exercice libéral : nous chiffrons votre situation réelle avec votre caisse, vos cotisations et votre foyer fiscal, puis nous vous accompagnons dans le passage en société.
Simulation indicative pour une année pleine d’activité établie (hors début d’activité, ACRE et cumul emploi-retraite) avec les paramètres 2026 : plafond de la Sécurité sociale de 48 060 €, assiette sociale unique des indépendants avec abattement de 26 % (borné entre 846 € et 62 478 €), barèmes 2026 de l’Urssaf, de la CNAVPL (8,73 % et 1,87 %) et de la caisse de la profession, simplifiés caisse par caisse (classe de cotisation par défaut, sans réduction ni option facultative ; avocats : forfait de base CNBF de la 6e année et suivantes, l’ancienneté n’étant pas gérée). Micro-BNC : seuil de 83 600 €, abattement de 34 % ; micro-entrepreneur : 25,6 % (SSI) ou 23,2 % (CIPAV) plus 0,2 % de formation. Médecins et auxiliaires conventionnés : prise en charge de la cotisation maladie et d’une partie de l’allocation supplémentaire de vieillesse ; prise en charge des allocations familiales et participation au régime de base du secteur 1 non comptées. Société : IS à 15 % jusqu’à 42 500 € puis 25 %, bénéfice entièrement distribué, dividendes au PFU de 31,4 %, rémunération technique imposée en BNC sans abattement de 10 %, président de SELAS au régime général. Impôt sur le revenu au barème 2026 avec quotient familial et décote, hors contribution sur les hauts revenus. Seule une étude de votre dossier fait foi.
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Comment utiliser ce simulateur

Choisissez votre profession : elle fixe la caisse de retraite, les barèmes 2026 et l’accès au micro-BNC ou à la micro-entreprise. Médecins : indiquez la part de dépassements d’honoraires, qui ne bénéficie pas de la prise en charge des cotisations en secteur 1 et supporte une cotisation maladie supplémentaire de 3,25 %. Saisissez ensuite vos recettes annuelles, vos charges professionnelles hors cotisations personnelles et votre situation familiale.

Dans « Paramètres de la société », gardez la répartition optimisée ou imposez la rémunération nette que vous voulez vous verser. Indiquez le capital, les primes et les comptes courants (ils servent au seuil de 10 % des dividendes du gérant majoritaire) et le surcoût annuel de la société, à remplacer par votre devis.

Lisez enfin le tableau comparatif, le détail ligne par ligne de chaque statut et le tableau « selon le niveau de recettes », qui montre à partir de quel chiffre d’affaires la société devient intéressante pour votre profession. Les alertes rappellent les points à faire valider avant de vous engager.

Ce qu'il faut retenir

  • Abattement de 26 % : Depuis la réforme 2026, les cotisations des indépendants se calculent sur une assiette unique : bénéfice avant cotisations moins 26 %, abattement borné entre 846 € et 62 478 €.
  • L’EI reste souvent gagnante : Un infirmier à 60 000 € de recettes garde 31 867 € en EI à la 2035 contre 29 920 € en micro-BNC ; la SELARL ne rattrape l’EI qu’autour de 150 000 € de recettes.
  • Dividendes encadrés : En SELARL, les dividendes au-delà de 10 % du capital, des primes et des comptes courants supportent les cotisations sociales ; en SELAS, ils paient 31,4 % de PFU mais ne cotisent pas.
  • Protection sociale : Se rémunérer en dividendes réduit les cotisations de retraite et la base des indemnités journalières : 5 884 € de retraite cotisée en SELAS contre 28 228 € en EI pour un médecin secteur 2 à 200 000 €.

Quel statut choisir en profession libérale en 2026 ?

Jusqu’à environ 100 000 € de recettes, l’entreprise individuelle à la déclaration contrôlée laisse en général le revenu net le plus élevé : 31 867 € pour un infirmier à 60 000 € de recettes et 12 000 € de charges. La société d’exercice libéral à l’IS devient intéressante pour les hauts revenus : un médecin secteur 2 à 200 000 € garde 79 999 € en SELAS contre 71 572 € en EI, sous réserve de son affiliation au régime général.

Situation (personne seule)Meilleur statutNet disponibleEI 2035
Infirmier, 60 000 € de recettes, 12 000 € de chargesEI 203531 867 €31 867 €
Infirmier, 150 000 € de recettes, 30 000 € de chargesSELARL (quasi égalité)70 132 €70 079 €
Médecin secteur 1, 120 000 € de recettes, 30 000 € de chargesEI 203551 225 €51 225 €
Médecin secteur 2, 200 000 € de recettes, 50 000 € de charges, 30 % de dépassementsSELAS79 999 €71 572 €
Simulateur NEOGEST, paramètres 2026 : 1 part de quotient familial, aucun autre revenu, société avec 10 000 € de capital et comptes courants et 3 000 € de surcoût annuel, bénéfice entièrement distribué, répartition rémunération et dividendes optimisée, dividendes au PFU de 31,4 %, président de SELAS au régime général. Résultats indicatifs, caisse par caisse simplifiée.

Le bon statut dépend de votre caisse, de votre niveau de recettes, de votre foyer et de la protection sociale que vous voulez conserver : ce simulateur donne un ordre de grandeur, une étude chiffrée de votre dossier le confirme. Découvrez notre accompagnement des professions libérales et de la création de votre société, détaillez vos cotisations avec le simulateur de revenus TNS, comparez les formes de société avec le simulateur de choix de la forme juridique et optimisez votre 2035 avec le simulateur de frais de blanchissage. Vous envisagez une SEL ou une holding ? Demandez un devis.

FAQ

Questions fréquentes

Le micro-BNC est ouvert jusqu’à 83 600 € de recettes en 2026, avec un abattement forfaitaire de 34 % (minimum 305 €). La déclaration contrôlée l’emporte dès que vos charges réelles dépassent 34 % des recettes, et souvent avant : depuis 2026, ses cotisations bénéficient de l’abattement de 26 %. Pour un infirmier à 60 000 € de recettes et 12 000 € de charges, le net passe de 29 920 € en micro à 31 867 € à la 2035.

Depuis 2026, une assiette unique sert aux cotisations et à la CSG-CRDS : le revenu professionnel avant cotisations, diminué d’un abattement de 26 %, borné entre 1,76 % et 130 % du plafond de la Sécurité sociale, soit entre 846 € et 62 478 €. Elle s’applique d’abord à la régularisation des revenus 2025 en 2026, puis aux cotisations suivantes, y compris celles des caisses de professions libérales (CARMF, CARPIMKO, CNBF…).

Oui pour le gérant majoritaire, au-delà de 10 % du capital libéré, des primes d’émission et des comptes courants d’associé (article L. 131-6 du Code de la sécurité sociale). Cette part paie les cotisations des indépendants au lieu des 18,6 % de prélèvements sociaux, en plus de l’impôt de 12,8 %. La part sous le seuil supporte le PFU de 31,4 %.

Le gérant majoritaire de SELARL est travailleur non salarié et cotise à sa caisse ; le président de SELAS est assimilé salarié, sans assurance chômage, et ses dividendes paient le PFU de 31,4 % sans cotisations. Pour un professionnel qui exerce dans la SELAS, l’affiliation à la caisse de la profession est toutefois discutée : faites-la valider avant de choisir. Depuis 2024, la rémunération technique des associés de SEL est imposée en BNC.

Il n’y a pas de seuil unique : il dépend de la caisse, du foyer et de ce que vous laissez dans la société. Avec nos hypothèses, un infirmier atteint l’équilibre entre EI et SELARL vers 150 000 € de recettes. L’IS à 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice, puis 25 %, n’est intéressant que si vous n’avez pas besoin de tout prélever chaque année.

En SELARL, le médecin reste travailleur indépendant conventionné : l’Assurance maladie continue de prendre en charge sa cotisation maladie (jusqu’à 8,40 points sur 8,50 %) et les deux tiers de l’allocation supplémentaire de vieillesse. Président de SELAS, il cotise au régime général sur son salaire et perd cette prise en charge.

Une société de participations financières de profession libérale peut détenir vos parts de SEL, financer un rachat de parts ou de patientèle et recevoir les dividendes avec une imposition très réduite grâce au régime mère-fille. Son intérêt se chiffre au cas par cas, en général pour un rachat ou une association : le simulateur la mentionne sans la calculer.

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